Plusieurs entreprises nous confient le sous-titrage de leurs enregistrements vidéos. Le mode opératoire est très différent de la traduction traditionnelle.
Dans un premier temps, les traducteurs-adaptateurs préparent le timecode. C'est-à-dire qu'ils repèrent la durée maximum d'affichage à l'écran des caractères des sous-titres : ils découpent le film scène par scène et calculent ce temps. Ils notent dans un fichier l'heure de début, l'heure de fin et la durée de chaque prise de parole à sous-titrer.
Ensuite, ils repassent le film scène par scène, le regardent et l'écoutent pour identifier le message principal à faire passer. C'est là qu'ils adaptent. En effet, un sous-titre ne correspond jamais parfaitement aux mots qui ont été prononcés : il faut tenir compte du temps nécessaire à la lecture, plus lente que l'écoute, et du nombre maximal de caractères affichables à l'écran.
Enfin, ils traduisent en se conformant au nombre de caractères maximal : en général, le texte ne dépasse pas deux lignes de 38 caractères.
Lorsque tout le travail de timecode et d'adaptation est terminé, il faut encore incruster les sous-titres dans le film. Les studios d'enregistrement spécialisés, avec lesquels nous sommes habitués à travailler, s'en chargent.
