avr 1

Avec le printemps arrivent les résultats des enquêtes sur la traduction et les traducteurs. Ainsi, la version 2010 de The Language Services Market, l’étude de Common Sense Advisory a-t-elle été récemment envoyée aux répondants de l’enquête 2011. Beaucoup plus fouillée que les précédentes, elle mesure avec une précision inégalée jusqu’ici le marché de la traduction et des services linguistiques dans le monde.

Des agences de traduction très nombreuses et une croissance forte

Comme leurs auteurs le racontent très bien en introduction, il leur a d’abord fallu identifier la quasi-totalité des agences de traduction dans le monde. Ils en ont trouvé 23 380 dans 149 pays soit, d’après leurs estimation, 92,5% du total ! D’après les enquêteurs, ces agences développent ensemble un CA mondial de 26,3 milliards de dollars en 2010 (18,5 milliards d’euros)*, et 23,2 milliards de dollars en 2009. Un chiffre bien supérieur aux estimations parues il y a dix-huit mois, qui indiquaient un CA de « seulement » 17 milliards de dollars pour 2010 et 15 milliards pour 2009, soit 30% inférieur. Il faut dire que les chiffres étaient alors extrapolés à partir d’une base bien plus réduite qu’aujourd’hui.

Mesurant la taille du marché avec une précision accrue, Common Sense Advisory était capable de déterminer de façon plus pointue le taux de croissance annuel : 13,15% ! S’il est légèrement inférieur aux prévisions antérieures, ce taux reste extrêmement élevé comparé à la croissance mondiale. C’est d’autant plus remarquable qu’il a été calculé en prenant en compte la mauvaise performance de l’année 2009 : c’est en fait la moyenne entre la croissance 2009/2008 (8,21%) et la croissance 2010/2009 (18,09%).

Autre innovation importante, le marché est désormais mesuré (et les acteurs majeurs indiqués) dans les neuf grandes régions du monde identifiées par les Nations Unies (Amérique du Nord, Amérique du sud, Europe du Nord, Europe de l’Ouest, Europe du sud, Europe de l’Est, Asie, Afrique, Océanie) au lieu de quatre auparavant (USA, Europe, Asie, Reste du monde). Si les pays européens concentrent le plus grand nombre d’entreprises de traduction (15 471 sur 23 380), ils arrivent en deuxième position pour le CA généré (43,18% du marché mondial, contre 48,5% à l’Amérique du Nord). En Europe, ce sont les pays d’Europe du Nord qui centralisent la plus grande part du CA (19%, 5 milliards de dollars en 2010), suivis de l’Europe de l’Ouest avec 11,10% (et 2,9 milliards de dollars en 2010). Autrement dit, l’agence de traduction « moyenne » d’Europe dégage un CA de 735 000 dollars (517 000 euros), contre 1 126 000 dollars (792 000 euros) pour l’agence moyenne au niveau mondial, et sans doute beaucoup plus encore pour l’agence moyenne en Amérique du Nord ou au Royaume Uni.

Le marché français passé au scanner

C’est dire que le marché est bien plus fragmenté qu’anticipé : alors que les précédentes enquêtes considéraient que 26,6% du marché était détenu par les 30 entreprises de traduction les plus importantes dans le monde, l’étude 2010 rapporte que les 40 plus grandes sociétés ne se sont appropriés que 15% du marché mondial. Autrement dit, 85% du marché se répartit entre les « petites » agences, celles qui font moins un CA inférieur à 18 millions de dollars !

Une étude particulièrement bien informée, donc, que la lecture du dernier Observatoire de la traduction**, mené par la CNET (Chambre Nationale des Entreprises de Traduction), complète utilement au plan français. La précédente livraison datait de 2008 (chiffres 2007), car trop peu de répondants s’étaient manifestés pour l’enquête 2009 (chiffres 2008). Par conséquent, le dernier observatoire permet d’avoir une vue détaillée de l’activité en 2009, une année sombre s’il en fût, puisque 64% des entreprises françaises de traduction ont vu leur CA baisser. Pourtant, entre 2007 et 2009, dans l’ensemble, les entreprises ont crû : en effet, là où 39,5% des entreprises de traduction répondant au questionnaire de la CNET réalisaient en 2007 un CA compris entre 150 000 € et 500 000 €, elles étaient 42% en 2009 ; et si 32,5% des sociétés interrogées faisaient un CA supérieur à 500 000 € et inférieur à 1,5 million d’euros en 2007, elles étaient 38% dans cette situation en 2009. Et ceci dans un contexte où le panel interrogé augmente également, puisque 56 sociétés (sur 395 agences en France) ont répondu aux questions de la CNET sur l’exercice 2009, contre 43 pour l’exercice 2007.Alors, où est passée la crise ? Il semble que ce soit surtout les entreprises fondées depuis moins de cinq ans qui en ont pâti, puisque leur nombre est bien inférieur dans la nouvelle étude (13,72% du panel) que dans la précédente (20%).

Des traducteurs… technologues ?

Mais l’Observatoire ne s’intéresse pas uniquement au chiffre d’affaires. Il examine aussi la structure de l’entreprise, la formation des chefs d’entreprise (45% de traducteurs, 35% issus d’écoles de commerce, 20% d’ingénieurs et journalistes), la certification qualité (16% des entreprises certifiées), l’organigramme (combien de traducteurs en interne ? de chefs de projets ? de commerciaux ?, etc.), la nature des emplois pourvus (CDI, CDD, stagiaires, …), les logiciels utilisés en interne, les services vendus (traduction, localisation, interprétariat, mise en page…), etc. Il s’agit donc d’un outil particulièrement complet pour quiconque souhaite comprendre le fonctionnement des agences de traduction françaises.

Mais si vous voulez en apprendre autant au sujet des traducteurs eux-mêmes, c’est à Trad’Online qu’il faut s’adresser. Après sa première enquête, menée en 2008, Trad’Online a décidé de s’intéresser à l’adoption des nouveaux outils numériques interactifs par les traducteurs professionnels indépendants. Menée auprès de 1330 professionnels, l’étude 2010 dresse un portrait nuancé des traducteurs indépendants : attitude vis à vis des outils de traduction automatique, du partage de mémoires de traduction, de la traduction collaborative, des réseaux sociaux, de l’utilité de ces sites pour trouver des clients… Tout est vu en vingt questions éclairantes sur la relation qu’entretiennent les traducteurs avec leurs outils et leurs donneurs d’ordres.

———
*26 milliards de dollars, c’est par exemple l’estimation du marché mondial des tablettes tactiles en 2011, d’après Gartner Group
**Faut-il le préciser ? Il n’y aucune relation entre le blog d’Anyword et la très riche et très intéressante enquête de la CNET menée à titre bénévole depuis 2002 par Xavier Mignot, d’Accent Mondial… excepté l’utilisation de l’expression « Observatoire de la traduction » pour les désigner l’un et l’autre.  Ce qui rapproche ces deux « observatoires », c’est bien sûr l’intérêt pour les sujets qui agitent les acteurs de la traduction en France et ailleurs, et la volonté d’en témoigner en respectant un format prédéfini.

Popularity: 1% [?]

jan 12

En ce début d’année 2011, je reçois, tout comme vous, de nombreux messages de voeux. Pour la plupart, il s’agit d’inconnus qui tentent de me vendre quelque chose. Il y a aussi quelques anciennes connaissances qui refont surface et, finalement, bien peu de véritables proches et amis (ils m’ont déjà passé un coup de fil). Je lis tout de même, très vite, la plus grande partie de ces messages, qui me souhaitent bonheur et prospérité, réussite professionnelle, argent et même une « excellente année commerciale ».

Je suis aussi parfois choisi comme destinataire de certaines chaînes de SMS. Par exemple celui-ci : « Ce mois de janvier est très spécial. Il a 5 lundis, 5 samedis, 5 dimanches. Ceci arrive tous les 823 ans. On les appelle les sacs d’argent. Fais passer ce message à 8 personnes, et l’argent apparaîtra. » Tout ceci se déroulant sur un plan pour ainsi dire inconscient de mon fonctionnement professionnel quotidien, je n’y prête pas beaucoup d’attention.

Dans le même temps, j’ai repris contact avec plusieurs relations professionnelles et amicales. J’ai par exemple déjeuné aujourd’hui même avec une traductrice indépendante sympathique pour qui j’éprouve beaucoup de considération. La conversation était intéressante et détendue. Nous avons bien sûr parlé boulot (de quoi d’autre parlent deux traducteurs ?), et spécialement des meilleures méthodes de prospection commerciale, en comparant celles des agences et celles des freelances. Cela vaut-il la peine d’investir en référencement payant Google quand on est à son compte ? Et la prospection téléphonique ? Vaut-il mieux refondre entièrement son site Web ou le faire évoluer progressivement ? Et les réseaux d’affaires ? Etc.

Après cette intéressante conversation, pleine d’enseignements pour nous deux, je suis revenu au bureau, et j’ai repris mon travail : fixer les objectifs annuels de l’entreprise. Améliorer notre application interne de gestion de production, documenter nos procédures d’assurance qualité, mettre à jour notre site Web, revoir notre stratégie commerciale : Web, prospection, mailing, publicité, appels d’offres…

Puis, avant de rédiger le premier billet 2011, j’ai fait un tour, en quête d’inspiration, sur les blogs de plusieurs traducteurs, et notamment sur l’excellent Naked Translations, où j’ai lu un très intéressant billet intitulé Traducteurs et marketing, qui décrit la stratégie commerciale gagnante de Céline : « j’ai déterminé les méthodes les plus efficaces pour me faire connaître, et je me focalise sur leur amélioration. [...] Site internet, contacts personnels, contacts professionnels. Ce sont les méthodes qui fonctionnent le mieux pour moi. »

Tout ça pour dire quoi ? La tonalité de 2011 semble avant tout commerciale. Et à l’heure du bilan, nous découvrirons sans doute, comme Céline, que seul le bon sens est payant.

Je vous souhaite à tous une excellente année 2011, pleine de bonheur, d’équilibre intérieur, de plaisirs familiaux, de réalisations personnelles, de quiétude… et aussi d’argent ! (mais pas seulement)

Popularity: 1% [?]

nov 1

Plusieurs publications récentes s’intéressent aux questions de traduction.

À commencer par l’élégant article de Pierre Assouline, intitulé « Il faut lever le nez quand on traduit« , et où l’on peut lire des phrases comme « [Svetlana Geier, traductrice] dit des choses sur la littérature qu’aucun critique, aucun écrivain, aucun éditeur ne saurait dire. Car nul n’est placé comme un traducteur pour vivre et faire vivre un texte de l’intérieur. » Et en effet, elle dit, par exemple, « qu’on ne traduit pas de gauche à droite, en suivant la langue, mais seulement après s’être approprié la phrase. Elle doit être digérée de l’intérieur, toucher le coeur. Je lis le livre si souvent que les pages en sont trouées. D’abord, je le connais par coeur. Ensuite, vient un jour où enfin j’entends la mélodie du texte. » Le reste à l’avenant : hommage d’un écrivain au travail des traducteurs, l’article présente un documentaire allemand de Vadim Jendreyko, La Femme aux cinq éléphants (qui passe au Reflet Médicis et au Lucernaire, à Paris), et la nouvelle traduction de L’Iliade, réalisée par Philippe Brunet, parue au Seuil. Agréable à lire, ce court article présente avec intelligence et finesse les servitudes et la grandeur de notre métier, vu sous son angle le plus littéraire.

Mais il n’y a pas que la littérature dans la vie du traducteur ! C’est ce que rappellent avec force Clare Donovan, directrice de l’ESIT, et Marie Meriaud-Brischoux, directrice générale de l’ISIT, dans cet autre article du Monde : « Wanted ! : traducteurs et interprètes francophones » (que j’ai lu grâce à Ghislaine Cathenod, qui me l’a signalé). Elles relèvent la contradiction, à laquelle nous sommes tous si souvent confrontés, entre un discours ambiant qui laisse penser que traduire serait à la portée de tous, si c’est seulement nécessaire, et la désespérante rareté des profils aptes à satisfaire la demande des organismes internationaux les plus habitués aux questions de traduction. Si l’Europe promeut le label EMT (European Master of Translation), si les Nations Unies signent des accords cadres avec des écoles de traduction partout dans le monde, et si l’OCDE accueille « l’Appel de Paris » s’inquiétant que bientôt « les organisations internationales ne [soient] plus en mesure de s’acquitter de leurs missions premières », c’est bien parce que les (bons) traducteurs sont peu nombreux, et que leurs compétences dépassent la simple compréhension d’une ou plusieurs langues étrangères ! Serait-ce alors une « simple » question de formation demandent les auteurs ? Mais les critères de reconnaissance des formations d’excellence (comme le sont celles dispensées par l’ESIT et l’ISIT) sont mal adaptés à des enseignements professionnalisant. C’est le mérite de cet article de poser le problème dans toute sa complexité, tout en annonçant les voies de solution possibles évoquées lors des Assises de la traduction et de l’interprétation organisées par le Ministère des Affaires étrangères et européennes.

La presse n’est pas le seul média à s’intéresser à la traduction ces temps-ci. Pour preuve, le long article paru sur le blog En Cathy Mini, qui analyse, résume et critique avec esprit l’ouvrage La traduction : la comprendre, l’apprendre, de Daniel Gile, paru aux Presses Universitaires de France. Là encore, l’auteur, interprète de conférence qui enseigne la traduction à l’Université de Lyon 2, démontre que le savoir-faire propre au traducteur dépasse de loin la seule maîtrise d’une langue étrangère. Il faut y ajouter l’expertise en matière d’expression écrite dans sa langue maternelle, une culture générale très étendue, quelques domaines de spécialisation où l’on se doit d’être réellement compétent, la maîtrise des outils de traduction, et l’expérience de l’opération de transfert elle-même, qui ne s’acquiert pas sans mal. Voilà un livre qui, aux dires de Cathy, devrait être lu par tout étudiant en Traduction (je souligne pour ceux que je connais) et complète utilement l’ouvrage Profession : Traducteur de Daniel Gouadec.

Des étudiants qui trouveront aussi un profit certain à consulter les ouvrages de la collection Traducto, dirigée par Mathieu Guidère (Maître de conférence à l’Université de Genève), aux Editions de Boeck. Jeune encore, la collection Traducto ne comporte pour le moment que quatre ouvrages, qui s’adressent en priorité aux étudiants en voie de professionnalisation. Les sujets ? Une Introduction à la traductologie, la Traduction juridique, la Communication multillingue et la Traduction audiovisuelle. A noter, la modicité du prix de vente (19,50 €), qui plaide pour l’achat du guide qui correspond le plus à vos préoccupations professionnelles. On souhaite longue vie à cette collection d’ouvrages spécialisés, qui grandira sûrement très vite.

Popularity: 1% [?]

oct 28

Plus d’un mois sans rien poster sur ce blog ! Je suis sincèrement désolé d’avoir accumulé autant de retard, et l’actualité n’y est pour rien tant elle s’est montrée riche ces dernières semaines. Les articles qui suivront celui-ci s’en feront l’écho.

Mais avant tout, je voudrais évoquer rapidement le plaisir d’avoir assisté il y a deux semaines (en pleine grève des transports…) au colloque Traduction et ergonomie, organisé par Elisabeth Lavault-Olléon, Professeur à l’Université Stendahl à Grenoble, et directrice du GREMUTS (Groupe de recherche multilingue en traduction spécialisée).

Le thème général intéresse directement les professionnels de la traduction, dont plusieurs représentants figuraient au nombre des participants comme des orateurs. Traducteurs au sein d’organismes internationaux, comme Jean-François Allain, du Conseil de l’Europe, et Michel Rochard, de l’OCDE, localiseurs indépendants, comme Pascale Amozig-Bukszpan, Anne Marie Robert, de la SFT, ou Sarah Freitas-Maltaverne, représentants d’entreprises de traduction, comme Mihaela Lupu, de XPlanation language services, ou François Brown de Colstoun, Président de Lingua et Machina, voisinaient avec des Universitaires venus de Belgique, comme Corinne Imhauser, de Suisse, comme Gary Massey et Maureen Ehrensberger-Dow, du Québec, comme Sylvie Vandaele, Louise Brunette et Hugo Vandal-Sirois, d’Irlande, comme Sharon O’Brien, du Portugal, comme Fernando Ferreira-Alves, et de France, puisque les Universités de Strasbourg, avec Thierry Grass, de Rennes 2, avec Daniel Toudic, de Clermont-Ferrand, avec Richard Ryan, et de Grenoble, avec Lise Dumasy, Elisabeth Lavault-Olléon et Sandrine Caroly, étaient aussi représentées.

Réconciliant concepts et pratique, leurs interventions étaient toutes extrêmement intéressantes et centrées sur les contraintes de notre métier. On y parlait multitâche, outils, contraintes clients, responsabilité du traducteur, processus de production, environnement Web et réseaux sociaux. Ce n’est pas un hasard si l’on pouvait croiser dans l’assistance les responsables de plusieurs blogs influents, comme lexicool ou Les recettes du traducteur !

La plupart des communications seront publiées au cours de l’été 2011 dans un numéro spécial de la revue ILCEA (disponible sur http://www.revues.org) ou dans la revue Traduire publiée par la SFT, dont plusieurs membres participaient au colloque.

Bref, c’était un moment passionnant, où la bonne humeur le disputait au professionnalisme et à la qualité scientifique.

Popularity: 1% [?]

sept 17

Plusieurs demandes m’ont été adressées pour faire un point sur les formations à la traduction.

Ce n’est pas un sujet facile à traiter, car les organismes de formation sont nombreux, peut-être trop, et chacun développe avec plus ou moins de bonheur sa particularité propre.  Et comme j’assure moi-même de nombreux cours à l’Université de Rennes 2 et à celle d’Evry Val d’Essonne, il m’est difficile de garantir l’objectivité de mes propos. Enfin, un travail très fouillé et très complet de recensement des formations est réalisé depuis plusieurs années avec rigueur par Daniel Gouadec, Professeur à Rennes 2, sur son site Profession Traducteur, dont le nom reprend le titre de son livre, paru aux Editions du Dictionnaire. L’auteur, féru des questions des compétences des traducteurs et des formations qui leur sont le plus adaptées, a aussi publié, aux même éditions, le Guide des métiers de la traduction, de la localisation & de la communication multimédia 2009, qui consacre une large part aux formations.

Ce que l’on peut dire sans se tromper, c’est que le choix d’une formation doit dépendre du métier visé (traducteur ou chef de projet ?), de la spécialité souhaitée (sous-titrage vidéo ? traduction juridique ? traduction littéraire ?…) , et, en dernier lieu, de la région. Toutes les formations à la traduction, ou presque, délivrent un diplôme de Master 2 correspondant à cinq années d’études après le bac. Pour s’y inscrire, il convient d’être titulaire d’une Licence de langues (LEA ou LCE).  L’accès au Master se fait en général sur dossier avec une sélectivité plutôt faible : c’est à l’entrée en Master 2 que s’opère la vraie sélection, souvent drastique. Là où certaines promotions de Master 1 comptent jusqu’à 100 étudiants, il n’existe guère de Master 2 dont l’effectif dépasse de beaucoup la vingtaine. Il est possible de s’inscrire en Master 2 dans une Université différente de celle qui a délivré le Master 1 ; il est le plus souvent requis de passer un test et de démontrer sa motivation.

De nombreuses universités ont ouvert leur formation à la traduction assez récemment. Les programmes les plus anciens sont naturellement les plus réputés. C’est le cas des Master de Lille 3, Rennes 2 et Paris 7. Outre les Universités, il existe plusieurs écoles de traduction, dont les plus connues sont l’ISIT et l’ESIT, elle-même hébergée par la faculté de Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Enfin, certains Master appartiennent au réseau EMT (European Master in Translation), mis en place par la Direction Générale de la Traduction au sein de la Commission Européenne, qui distingue 35 formations à la Traduction en Europe. Car rien n’empêche de se former, au moins en partie, dans les autres pays membres de l’Union Européenne, dont l’offre en la matière est également abondante.

Dernière précision : il serait injuste de ne pas mentionner qu’il existe aussi des formations professionnelles continues aux métiers de la traduction. En France, le seul organisme dédié est le Ci3M, auquel il faut ajouter les formations courtes proposées par la SFT.

Guide des métiers de la traduction, de la localisation & de la communication multimédia 2009

Popularity: 1% [?]

icon1 Par: Guillaume | icon2 Langue, Traducteurs
icon4 17 sept 2010| icon33 Commentaires »
mai 17

Pourquoi les grands médias ne font-ils pas attention à la traduction ? Voilà la question, passionnante, à laquelle tente de répondre l’article de Marc Mentré intitulé « Langues, la dernière frontière » et publié sur le blog Owni.

On y apprend, entre autres choses, l’existence du projet Global Voices, un site de publication en 18 langues des billets les plus intéressants trouvés sur les blogs de pays lointains, avec la volonté expresse d’élargir l’audience de ceux qui en ont le moins du fait de leur position géo-stratégique. Qui connaît en Occident l’actualité du Penjab ?

Et ce projet, loin d’être farfelu, dispose de moyens et emploie à mi-temps environ 200 blogueurs dans le monde ! Bien entendu, Global Voices repose sur la traduction, qui est assurée par des traducteurs professionnels et amateurs, tous bénévoles, qui s’expriment sur le blog Translation Exchange Project. Allez visiter la page qui explique le fonctionnement de Global Voices, et vous en reviendrez rasséréné : non, l’esprit communautaire à d’origine du Web n’est pas mort !

Popularity: 10% [?]

mar 30

L’Université Paris Diderot (Paris 7), dont le Master professionnel ILTS (Industrie des langues et traduction spécialisée) est bien connu des professionnels de la traduction et des responsables des ressources humaines, fête le vendredi 9 avril le vingtième anniversaire de ce programme de formation, et le dixième du Master professionnel CDMM (Conception de documents multilingues multi-domaines).

A cette occasion, l’Université organise à partir de 14h30 une rencontre entre professeurs, étudiants et professionnels, où seront présentés les associations professionnelles, les organisations internationales et les programmes de recherche en traduction, et où l’on débattra des tendances en tentant de répondre à la question qui agite toutes les formations du secteur : quels seront les métiers de la traduction et de la documentation dans 20 ans ?

Introduite par M. Robert Perret, Conseiller du Président de l’Université Paris Diderot, cette rencontre se tient sous l’agide de M. Nicolas Froeliger, Responsable du Master professionnel ILTS et de Mme Nathalie Kübler, Professeur à l’UFR Etudes Interculturelles de Langues Appliquées. Elle accueille Stuart Culshaw et Christine Durban, qui représentent respectivement la STC (Society for Technical Communication) et la SFT (Société française des traducteurs), Alain Wallon, qui représente la Direction générale de la traduction à la Commission européenne, ainsi que des professionnels : Michael Pierre (Société générale), Sandrine Laurent (Maâtea), Mélissa Médard (traductrice indépendante) et Raul Perea (GE Healthcare).

La rencontre promet d’être intéressante. Si vous souhaitez y participer, contactez Edwige Quéruel (queruel @ eila.univ-paris-diderot.fr) ou Valérie Godel (godelv @ eila.univ-paris-diderot.fr).

Popularity: 26% [?]

mar 18

Je voudrais juste signaler rapidement Monopolish, un blog de traducteur, plein de tuyaux intéressants, de bonnes idées, de liens vers des outils vraiment utiles. C’est par exemple grâce à Monopolish que je dispose maintenant d’un système de comptage des mots intégrés à la barre d’outils de Firefox (il compte les mots de la page Web active), ou que j’ai appris plein de choses sur les sorties de logiciels à Mémoire de traduction (des news bientôt). Bref, une adresse à consulter souvent.

Popularity: 32% [?]

icon1 Par: Guillaume | icon2 Traducteurs
icon4 18 mar 2010| icon31 Commentaire »
mar 3

L’American Translators Association (ATA) organise son séminaire semestriel à Fairmont Scottsdale, en Arizona, du 18 au 20 mars, avec comme thème principal Blazing a Trail to Business Success.

Le programme de conférences est à la fois chargé et intéressant : Moving Beyond the Hype to What Really Matters in the Translation Industry, Keeping Quality on the Radar in the New Web Paradigm, Machine Translation and the Future of LSPs ou What You Need to Know About Translation Industry Standards sont quelques un des sujets qui seront abordés le vendredi 19 et le samedi 20 mars.

Le jeudi 18 est consacré à une opération de networking réservée aux femmes, le Women’s Networking Spa Retreat & Lunch et à la soirée d’inauguration. Bien entendu, de nombreux moments ont été aménagés pour faciliter les rencontres entre les invités et les intervenants.

Ceux qui le souhaitent peuvent encore s’inscrire en téléchargeant ce formulaire.

Popularity: 50% [?]

mar 2

L’Université de Rennes 2, dont le Master de traduction est bien connu, organise une opération « Portes ouvertes » pour le campus Villejean le 6 mars.

L’occasion pour les étudiants extérieurs de venir rencontrer ceux de Rennes et leurs enseignants, tout en visitant le campus. Un bon moyen de se rendre compte par soi-même de la spécificité de la formation délivrée à Rennes.

Le programme de cette journée, accessible ici, est très riche. Chaque filière se présente sur son stand, mais aussi en organisant des activités d’initiation ludique (mini-cours de traduction en italien, initiation à la langue portugaise, exposition des oeuvres des étudiants en Arts plastiques…) et de nombreuses conférences, ainsi que des visites guidées du campus et de ses bâtiments. Sans oublier, bien entendu, toutes les informations concernant la vie étudiante.

Bref, si vous envisagez de poursuivre vos études de traduction à l’Université de Rennes 2, c’est le moment de réserver vos billets de train !

Popularity: 50% [?]

« Précédent

copyright 2008 - 2012 © Anyword - Tous droits réservés