mar 10

Je voudrais signaler une ressource Web qui n’a rien de nouvelle, mais qui est extrêmement intéressante. La Direction générale à la Traduction de la Commission Européenne publie de nombreux rapports et guides qui sont rendus publics et distribués gratuitement en ligne. Ces documents sont disponibles dans la Librairie en ligne de la Commission Européenne, qui accueille également les publications des autres Directions générales.

Vous y trouverez, par exemple, une étude approfondie du marché de la traduction en Europe, un rapport sur les outils et les workflows en matière de traduction, une présentation didactique (très bien faite) sur les métiers de la traduction et de l’interprétation, etc., etc. Pour la plupart, ces textes sont consultables en plusieurs langues : anglais, bien sûr, mais aussi français, assez souvent. Et ils sont disponibles gratuitement en téléchargement et, parfois, en version imprimée.

Bonne lecture !

icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction, Langue
icon4 10 mar 2010| icon31 Commentaire »
mar 8

Les annonces pleuvent en matière de traduction automatique.

Tantôt, c’est SDL Trados qui intègre plus de moteurs à la nouvelle version de son logiciel à mémoire de traduction ; tantôt c’est Google qui lance une version de son navigateur Chrome capable de traduire une page Web sans passer par une extension ; quand ce n’est pas Microsoft qui présente son futur téléphone-traducteur(1), ou Google (encore !) qui traduit le texte d’une photo(2)…

Et puis, dans cette jungle d’applications toujours plus business-centric, orientées vers la productivité totale (à défaut de qualité totale), on a de temps en temps un moment de respiration.

Quand quelqu’un se souvient, par exemple, que traduire c’est communiquer, et décide de lancer un application gratuite destinée à faire se parler Arabes et Occidentaux.

C’est ce que propose Meedan, un site qui traduit automatiquement les textes qui lui sont soumis avant de les faire relire par des êtres humains puis de les publier (dans cet ordre). Le site fonctionne à la façon d’un Wiki et se consacre à améliorer la compréhension des uns par les autres, et vice-versa(3). Bref, fait oeuvre utile. Pour de bon. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, lisez l’article que lui consacre Francis Pisani sur son blog, et, pourquoi pas inscrivez-vous comme traducteur volontaire !

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mar 5

La Chambre Nationale des Entreprises de Traduction (CNET) organise sa journée de conférence annuelle le vendredi 19 mars à l’hôtel Trocadéro, avenue Raymond Poincarré, dans le 16ème arrondissement de Paris.

Au programme, plusieurs présentations :

  • une intervention sur les perspectives économiques animées par un stratège du groupe Crédit Agricole ;
  • une introduction aux méthodologies de développement commercial par le Président de la  société de marketing numérique Mazédia ;
  • une plongée dans les arcanes du e-marketing qui marche par Nigel T. Parker ;
  • un commentaire de l’étude de la Commission Européenne sur les marchés de la traduction par Fernand Boucau, le Président de Telelingua ;
  • un tour d’horizon des formations à la traduction dispensées par le CI3M par Ambroise Desclèves, son fondateur ;
  • et, enfin, le clou de la journée : un face à face entre les logiciels à mémoire de traduction SDL Trados et DéjàVu qui sera animé par des représentants de SDL et Powerling. Peut-être y verra-t-on, pour la première fois, la nouv elle version de DéjàVu ?

Toutes les agences de traduction et, en règle générale, tous les professionnels du secteur sont les bienvenus à cette manifestation, et peuvent s’inscrire en se manifestant directement auprès de la CNET (info @ cnetfrance.org). Un dîner est organisé la veille au Café Barjot, avenue Ledru-Rollin.

mar 4

SDL a pris hier le virage de l’Internet et du collaboratif, en procédant à une série d’annonces qui feront date en matière de traduction et de localisation.

L’objectif ? Elargir la chaîne de production autour de SDL Trados, en facilitant l’utilisation intégrée des outils de la gamme aux individus comme aux entreprises. Et, sans doute, mieux concurrencer Lionbridge GeoWorkz sur son terrain. Pour y parvenir, SDL propose désormais :

  • SDL Trados Studio Starter Edition, une version limitée de Trados disponible en ligne au prix de 8 € par mois !
  • Une meilleure intégration de plusieurs outils de traduction automatique (ceux de Google, SDL et Language Weaver) dans SDL Trados Studio Service Pack 2.
  • SDL Open Exchange, un environnement permettant aux développeurs d’exploiter les API standard publiques de SDL Trados Studio au sein de leurs propres applications.

Autrement dit, SDL Trados Studio constitue désormais la fondation d’un véritable environnement de création et de localisation de contenu, au sein duquel les entreprises sont encouragées à partager leurs mémoires avec des intervenants extérieurs ponctuels. Bien sûr, il y avait déjà la version Freelance. Mais elle restait chère (environ 700 €) et son achat ne se justifiait vraiment que pour les indépendants amenés à l’utiliser tous les jours, sur tous leurs projets. Seuls les traducteurs spécialisés amenés à collaborer à de longs projets récurrents étaient vraiment dans la cible. Et encore. A condition d’y être quasiment contraint par leur donneur d’ordres principal.

Avec l’édition Starter, la donne change. Tous les traducteurs, fussent-ils travailleurs à temps partiel, sont potentiellement intéressés par la réutilisation de leur travail. Et tous peuvent consacrer 100 € par an à leur outil de travail. Du même coup, les donneurs d’ouvrage désireux d’exploiter Trados pour des projets de taille modeste ou non réccurents peuvent s’adresser à des traducteurs qui, jusque-là, refusaient de s’équiper. Il est certain que cela va modifier le paysage… à condition que la fonctionnalité de l’édition Starter ne soit pas trop bridée quand même. Rappelons qu’il existe des solutions alternatives, comme la Very Large Translation Memory de Wordfast, ou la plate-forme de Lionbridge.

C’est pourquoi la publication des interfaces de programmation d’application intégrées à SDL Trados est une vraie bonne nouvelle. Toutes les entreprises, agences ou clients, qui cherchent à semi-automatiser leur plate-forme de production s’intéresseront aux nouvelles possibilités ouvertes par cette annonce. Jusqu’alors, soit on n’incluait pas Trados dans les systèmes de production informatisés, et l’on pouvait, alors, être tenté de s’intéresser à d’autres outils, comme Logoport par exemple, soit il fallait acheter la solution complète de SDL, qui n’est vraiment pas à la portée de toutes les bourses. Le résultat ? Tout le monde bricolait quelque chose de son côté… Désormais, il devient possible d’intégrer le logiciel à mémoire de traduction standard au sein de plates-formes de production développées sur mesure. Il n’est donc plus obligatoire de se fournir intégralement ici ou là, de choisir entre SDL, Lionbridge, accross ou… un système conçu de bric et de broc car n’intégrant pas la fonction « Mémoire de traduction ».

Que des bonnes nouvelles, donc. On attend la réaction de la concurrence.

mar 3

L’American Translators Association (ATA) organise son séminaire semestriel à Fairmont Scottsdale, en Arizona, du 18 au 20 mars, avec comme thème principal Blazing a Trail to Business Success.

Le programme de conférences est à la fois chargé et intéressant : Moving Beyond the Hype to What Really Matters in the Translation Industry, Keeping Quality on the Radar in the New Web Paradigm, Machine Translation and the Future of LSPs ou What You Need to Know About Translation Industry Standards sont quelques un des sujets qui seront abordés le vendredi 19 et le samedi 20 mars.

Le jeudi 18 est consacré à une opération de networking réservée aux femmes, le Women’s Networking Spa Retreat & Lunch et à la soirée d’inauguration. Bien entendu, de nombreux moments ont été aménagés pour faciliter les rencontres entre les invités et les intervenants.

Ceux qui le souhaitent peuvent encore s’inscrire en téléchargeant ce formulaire.

mar 2

L’Université de Rennes 2, dont le Master de traduction est bien connu, organise une opération « Portes ouvertes » pour le campus Villejean le 6 mars.

L’occasion pour les étudiants extérieurs de venir rencontrer ceux de Rennes et leurs enseignants, tout en visitant le campus. Un bon moyen de se rendre compte par soi-même de la spécificité de la formation délivrée à Rennes.

Le programme de cette journée, accessible ici, est très riche. Chaque filière se présente sur son stand, mais aussi en organisant des activités d’initiation ludique (mini-cours de traduction en italien, initiation à la langue portugaise, exposition des oeuvres des étudiants en Arts plastiques…) et de nombreuses conférences, ainsi que des visites guidées du campus et de ses bâtiments. Sans oublier, bien entendu, toutes les informations concernant la vie étudiante.

Bref, si vous envisagez de poursuivre vos études de traduction à l’Université de Rennes 2, c’est le moment de réserver vos billets de train !

mar 1

Qabiria propose aux traducteurs de télécharger une nouvelle barre d’outils spécialement conçue pour eux et de l’installer dans leur navigateur Internet (Firefox, Internet Explorer ou Safari).

Son principal atout ? Le traditionnel champ de recherche, qui ne se contente pas d’interroger Google, mais récupère les résultats de vos requêtes auprès de plusieurs sources simultanément : Wikipedia (en anglais, espagnol, français, italien, allemand, portugais, russe et grec), les principaux dictionnaires monolingues (le Larousse pour le français, le Webster pour l’anglais, etc.), les sites Acronym Finder, WolframAlpha et Wordreference, ainsi que Google Images et les groupes Google.

En outre, la barre d’outils de Qabiria comporte d’autres atouts, comme l’accès aux flus RSS de certains acteurs prinicipaux de la traduction, comme Multilingual, Proz, ou Globalwatchtower, une calculette scientique, un convertisseur de devises, des liens vers les pages d’assistance technique de SDL, DéjàVu, et tous les autres principaux outils d’aide à la traduction, vers des sites de recherche terminologique, et même une radio pour écouter les principaux podcasts, comme Speaking of Translation.

A tester, donc.

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icon4 1 mar 2010| icon31 Commentaire »
fév 25

Le Monde publie aujourd’hui un article intéressant sur la question de la traduction automatique, où sont confrontés les points de vue de Google (qui annonce depuis peu de grandes ambitions dans ce domaine), de Systran, par la voix de son Directeur Marketing, Pierre Bernassau, et de Marie Candito, chercheuse spécialisée dans la question, enseignante à l’Université Paris Diderot (Paris 7).

Le sujet de l’analyse statistique et de l’analyse syntaxique, et de leurs limites (étendue du corpus pour l’une, structure linguistique du couple de langue pour l’autre) sont particulièrement bien mises en lumière.

fév 24

Common Sense Advisory a mené l’été dernier une enquête approfondie sur le marché européen de la traduction et de la localisation, en interrogeant 510 entreprises, dont 443 prestataires de traduction et 66 grands clients. En résumé, cette étude de marché souligne plusieurs points :

  • La grande majorité des prestataires basés en Europe vendent leurs services principalement en Europe : 70% de leurs clients sont Européens ;
  • La plupart des prestataires sont de taille modeste : un tiers des entreprises interrogées emploient plus de trois personnes et moins de dix, et plus d’un quart emploie moins de trois personnes à temps plein.
  • 60% des prestataires réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 million d’euros, et 16% ont un CA compris entre 1,0 et 1,9 million d’euros.
  • Les services linguistiques les plus commercialisés par les prestataires interrogés sont : la traduction (71,1% de l’activité), la localisation (22,6%), les autres services (13,7%) et l’interprétation (11,8%).
  • les cinq combinaisons linguistiques les plus commercialisées en Europe sont l’allemand vers l’anglais (28,6% de l’activité), l’anglais vers l’espagnol (26,2%), le français vers langlais (25,9%), l’anglais vers l’allemand (19,9%), et l’anglais vers le français (17,2%).
  • Plus de la moitié (56,8%) des prestataires de traduction ot des clients qui appartiennent au secteur informatique (produits optiques, électroniques, et micro-ordinateurs), et près de la moitié (49,3%) on des clients dans le secteur de l’édition de logiciels. A eux deux, ces secteurs d’activité dépensent 892 millions de dollars par an en traduction en Europe, contre seulement 538 millions de dollars aux Etats Unis.
  • Common Sense Advisory a complété cette enquête écrite par une série d’entretiens téléphoniques avec 137 entreprises représentatives des dix principaux marchés exportateurs en Europe. 68 entreprises ont accepté de dire si elles faisaient ou non appel à des professionnels pour traiter leurs projets de traduction : 44 d’entre elles exploitent les compétences multilingues de leur personnel interne et n’achètent pas leurs traduction à des prestataires de traduction professionnels. Une grande partie s’arrange aussi de l’anglais, devenu la lingua franca des affaires.
  • Les pays d’Europe les plus exportateurs, comme l’Allemagne par exemple, dépendent des services linguistiques.
  • Malgré la crise des deux dernières années, les volumes à l’export ont très peu faibli.
  • Pour être commercialisé dans les 27 pays de l’Union Européenne, un produit doit être accompagné d’une documentation traduite dans les principales langues.
  • La relation entre exportation et services linguistiques explique que le marché de la traduction n’a que peu souvert du retournement économique récent.
  • Les pays européens qui ont mis en place des politiques spécifiques de traitement de l’immigration sont ceux où la demande de services linguistiques est la plus forte.
  • En conclusion de son résumé, Common Sense Adisory prévoit pour les années à venir le renforcement de la présence européenne sur les marchés asiatiques, et l’expansion du nombre de couples de langues.

L’étude de Common Sense Advisory vient compléter utilement le travail récemment publié par la Commission Européenne sur le même sujet, et qu’on peut se procurer gratuitement en cliquant ici.

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icon4 24 fév 2010| icon3Aucun commentaire »
fév 21

C’est aujourd’hui la Journée internationale de la langue maternelle, organisée par l’UNESCO depuis février 2000, dans le but de promouvoir le multilinguisme, comme la diversité linguistique et culturelle.

A l’occasion de cette Journée, l’UNESCO organise une conférence, en association avec l’IATIS (Association internationale d’études sur la traduction et l’interculturalité), les 22 et 23 février, intitulée Traduction et médiation culturelle.

Cette conférence comportera trois débats principaux : « Allier les langues globales et locales », « Traduction, compréhension mutuelle et stéréotypes » et « Traduction et médiation culturelle ». Le programme complet est disponible ici, et le symposium est ouvert au public, dans la limite des places disponibles. Pour réserver, envoyez un e-mail à l’adresse a_hugon @ unesco.org.

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icon4 21 fév 2010| icon3Aucun commentaire »

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