nov 18

L’agence Trad’Online fait l’actualité en ce moment ! Tout d’abord, elle lance, deux ans après la première édition, une nouvelle enquête auprès des traducteurs indépendants, très axée sur l’utilisation des réseaux sociaux. Il est très rapide d’y répondre (en cliquant sur http://polldaddy.com/s/57C30D0BF0D88090), et c’est toujours utile, puisque l’équipe de Mathieu Maréchal publiera les résultats en ligne dès lors que l’enquête sera clôturée. La précédente synthèse, dont nous avions parlé en son temps, est d’ailleurs toujours disponible ici : http://www.tradonline.fr/medias/docs_tol/enquete-traduction/page1.html. Attention toutefois ! Le nouveau sondage ne recoupe pas l’ancien ; il le complète : c’est l’assurance pour les répondants de ne pas se répéter…

Et puis, surtout, Trad’Online se lance dans une nouvelle entreprise en démarrant le site Bewords, qui met en relation traducteurs indépendants et clients directs, un peu à la façon de proz, mais sans s’ouvrir (en tous les cas pour le moment) aux agences de traduction. Si le nombre de projets demeure pour le moment modeste, il semble que les traducteurs inscrits ne manquent pas : ce sera une nouvelle source de recherche de professionnels. De nombreux services figurent au menu, dont la gestion de projets déléguée. Il est difficile de prédire un avenir à cette solution en ligne, qui arrive dans un paysage déjà bien encombré, entre Aquarius, Traduguide, GoTranslators, Translators Café, Translators Directory et tous les autres… les places de marché dédiées à la traduction ne manquent pas* ! Avec un bon référencement et du temps, l’initiative de Trad’Online a toutefois toutes les raisons de bien fonctionner, et de renouveler un peu le genre : l’interface de Bewords est beaucoup plus agréable et maniable que celle de proz !

*Et elles sont toutes (ou presque) opérées par des agences de traduction

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 18 nov 2010| icon32 Commentaires »
nov 3


L’agence de traduction ITtranslations, dirigée par un expert ès TAO, publie deux guides de prise en mains pour SDL Trados 2007 et pour SDL Trados 2009, mis en vente sur un site web dédié, sobrement intitulé tradosmanual.

Pour 60 €, l’auteur promet d’aborder dans cet ouvrage tout ce qu’il faut connaître pour travailler au quotidien avec Trados. S’adressant directement à ceux qui n’ont jamais utilisé Trados après l’avoir acheté, comme à ceux rebutés par l’idée de consulter le triste manuel officiel, le Practical Trados Manual, en anglais, prend son lecteur par la main et l’emmène, étape par étape, dans la découverte du logiciel à mémoire de traduction.

Abondamment illustré de photographies, de captures d’écrans et de schémas, l’ouvrage, très aéré, se lit facilement. D’après l’auteur, il suffit de 5 heures pour maîtriser Trados en lisant les 90 pages du manuel et en réalisant les exercices qui s’y trouvent. Le mieux est sans doute d’avoir un projet à traiter juste après avec l’outil de SDL.

Les premières pages peuvent être consultées en ligne. Et c’est à cette adresse que vous pourrez le commander.

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nov 1

Plusieurs publications récentes s’intéressent aux questions de traduction.

À commencer par l’élégant article de Pierre Assouline, intitulé « Il faut lever le nez quand on traduit« , et où l’on peut lire des phrases comme « [Svetlana Geier, traductrice] dit des choses sur la littérature qu’aucun critique, aucun écrivain, aucun éditeur ne saurait dire. Car nul n’est placé comme un traducteur pour vivre et faire vivre un texte de l’intérieur. » Et en effet, elle dit, par exemple, « qu’on ne traduit pas de gauche à droite, en suivant la langue, mais seulement après s’être approprié la phrase. Elle doit être digérée de l’intérieur, toucher le coeur. Je lis le livre si souvent que les pages en sont trouées. D’abord, je le connais par coeur. Ensuite, vient un jour où enfin j’entends la mélodie du texte. » Le reste à l’avenant : hommage d’un écrivain au travail des traducteurs, l’article présente un documentaire allemand de Vadim Jendreyko, La Femme aux cinq éléphants (qui passe au Reflet Médicis et au Lucernaire, à Paris), et la nouvelle traduction de L’Iliade, réalisée par Philippe Brunet, parue au Seuil. Agréable à lire, ce court article présente avec intelligence et finesse les servitudes et la grandeur de notre métier, vu sous son angle le plus littéraire.

Mais il n’y a pas que la littérature dans la vie du traducteur ! C’est ce que rappellent avec force Clare Donovan, directrice de l’ESIT, et Marie Meriaud-Brischoux, directrice générale de l’ISIT, dans cet autre article du Monde : « Wanted ! : traducteurs et interprètes francophones » (que j’ai lu grâce à Ghislaine Cathenod, qui me l’a signalé). Elles relèvent la contradiction, à laquelle nous sommes tous si souvent confrontés, entre un discours ambiant qui laisse penser que traduire serait à la portée de tous, si c’est seulement nécessaire, et la désespérante rareté des profils aptes à satisfaire la demande des organismes internationaux les plus habitués aux questions de traduction. Si l’Europe promeut le label EMT (European Master of Translation), si les Nations Unies signent des accords cadres avec des écoles de traduction partout dans le monde, et si l’OCDE accueille « l’Appel de Paris » s’inquiétant que bientôt « les organisations internationales ne [soient] plus en mesure de s’acquitter de leurs missions premières », c’est bien parce que les (bons) traducteurs sont peu nombreux, et que leurs compétences dépassent la simple compréhension d’une ou plusieurs langues étrangères ! Serait-ce alors une « simple » question de formation demandent les auteurs ? Mais les critères de reconnaissance des formations d’excellence (comme le sont celles dispensées par l’ESIT et l’ISIT) sont mal adaptés à des enseignements professionnalisant. C’est le mérite de cet article de poser le problème dans toute sa complexité, tout en annonçant les voies de solution possibles évoquées lors des Assises de la traduction et de l’interprétation organisées par le Ministère des Affaires étrangères et européennes.

La presse n’est pas le seul média à s’intéresser à la traduction ces temps-ci. Pour preuve, le long article paru sur le blog En Cathy Mini, qui analyse, résume et critique avec esprit l’ouvrage La traduction : la comprendre, l’apprendre, de Daniel Gile, paru aux Presses Universitaires de France. Là encore, l’auteur, interprète de conférence qui enseigne la traduction à l’Université de Lyon 2, démontre que le savoir-faire propre au traducteur dépasse de loin la seule maîtrise d’une langue étrangère. Il faut y ajouter l’expertise en matière d’expression écrite dans sa langue maternelle, une culture générale très étendue, quelques domaines de spécialisation où l’on se doit d’être réellement compétent, la maîtrise des outils de traduction, et l’expérience de l’opération de transfert elle-même, qui ne s’acquiert pas sans mal. Voilà un livre qui, aux dires de Cathy, devrait être lu par tout étudiant en Traduction (je souligne pour ceux que je connais) et complète utilement l’ouvrage Profession : Traducteur de Daniel Gouadec.

Des étudiants qui trouveront aussi un profit certain à consulter les ouvrages de la collection Traducto, dirigée par Mathieu Guidère (Maître de conférence à l’Université de Genève), aux Editions de Boeck. Jeune encore, la collection Traducto ne comporte pour le moment que quatre ouvrages, qui s’adressent en priorité aux étudiants en voie de professionnalisation. Les sujets ? Une Introduction à la traductologie, la Traduction juridique, la Communication multillingue et la Traduction audiovisuelle. A noter, la modicité du prix de vente (19,50 €), qui plaide pour l’achat du guide qui correspond le plus à vos préoccupations professionnelles. On souhaite longue vie à cette collection d’ouvrages spécialisés, qui grandira sûrement très vite.

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