sept 17

Plusieurs demandes m’ont été adressées pour faire un point sur les formations à la traduction.

Ce n’est pas un sujet facile à traiter, car les organismes de formation sont nombreux, peut-être trop, et chacun développe avec plus ou moins de bonheur sa particularité propre.  Et comme j’assure moi-même de nombreux cours à l’Université de Rennes 2 et à celle d’Evry Val d’Essonne, il m’est difficile de garantir l’objectivité de mes propos. Enfin, un travail très fouillé et très complet de recensement des formations est réalisé depuis plusieurs années avec rigueur par Daniel Gouadec, Professeur à Rennes 2, sur son site Profession Traducteur, dont le nom reprend le titre de son livre, paru aux Editions du Dictionnaire. L’auteur, féru des questions des compétences des traducteurs et des formations qui leur sont le plus adaptées, a aussi publié, aux même éditions, le Guide des métiers de la traduction, de la localisation & de la communication multimédia 2009, qui consacre une large part aux formations.

Ce que l’on peut dire sans se tromper, c’est que le choix d’une formation doit dépendre du métier visé (traducteur ou chef de projet ?), de la spécialité souhaitée (sous-titrage vidéo ? traduction juridique ? traduction littéraire ?…) , et, en dernier lieu, de la région. Toutes les formations à la traduction, ou presque, délivrent un diplôme de Master 2 correspondant à cinq années d’études après le bac. Pour s’y inscrire, il convient d’être titulaire d’une Licence de langues (LEA ou LCE).  L’accès au Master se fait en général sur dossier avec une sélectivité plutôt faible : c’est à l’entrée en Master 2 que s’opère la vraie sélection, souvent drastique. Là où certaines promotions de Master 1 comptent jusqu’à 100 étudiants, il n’existe guère de Master 2 dont l’effectif dépasse de beaucoup la vingtaine. Il est possible de s’inscrire en Master 2 dans une Université différente de celle qui a délivré le Master 1 ; il est le plus souvent requis de passer un test et de démontrer sa motivation.

De nombreuses universités ont ouvert leur formation à la traduction assez récemment. Les programmes les plus anciens sont naturellement les plus réputés. C’est le cas des Master de Lille 3, Rennes 2 et Paris 7. Outre les Universités, il existe plusieurs écoles de traduction, dont les plus connues sont l’ISIT et l’ESIT, elle-même hébergée par la faculté de Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Enfin, certains Master appartiennent au réseau EMT (European Master in Translation), mis en place par la Direction Générale de la Traduction au sein de la Commission Européenne, qui distingue 35 formations à la Traduction en Europe. Car rien n’empêche de se former, au moins en partie, dans les autres pays membres de l’Union Européenne, dont l’offre en la matière est également abondante.

Dernière précision : il serait injuste de ne pas mentionner qu’il existe aussi des formations professionnelles continues aux métiers de la traduction. En France, le seul organisme dédié est le Ci3M, auquel il faut ajouter les formations courtes proposées par la SFT.

Guide des métiers de la traduction, de la localisation & de la communication multimédia 2009

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Langue, Traducteurs
icon4 17 sept 2010| icon33 Commentaires »
sept 6

Le Monde, le Nouvel Observateur, l’Express : tous ces grands médias reprennent en chœur une importante dépêche de l’AFP traitant de traduction.

Il faut dire que la nouvelle vaut son pesant d’or. Un grand magazine populaire américain publie un extrait d’une nouvelle traduction d’une œuvre littéraire française majeure : Madame Bovary, de Flaubert. La traductrice n’est autre que l’ex-épouse de Paul Auster, romancier contemporain de premier plan. Et tout ça est publié, entre deux jolies jeunes femmes entièrement dévêtues, dans… Playboy ! On se demande lequel, dans ce voisinage hasardeux, doit se sentir le plus flatté d’Emma Bovary ou de Miss September ? Nul doute en tous les cas que la couverture médiatique est amplement justifiée !

Moins de couverture, mais un intérêt plus direct pour deux autres publications : les Cahiers de Science et Vie, d’abord, dont le numéro actuellement en kiosque est entièrement consacré aux origines des langues. Comment naissent-elles ? Comment se développent-elles ? Pourquoi certaines s’étendent-elles et d’autres pas ? Toutes ces questions, et de très nombreuses autres, sont abordées dans ce numéro extrêmement intéressant et très clair. Il ravira tous ceux qui s’intéressent aux langues et aimeraient en savoir plus. Ils auront là une vraie plongée très complète dans leur univers de prédilection.

Enfin, signalons la parution du dernier numéro du journal en ligne Client Side News, qui complète utilement Mutlilingual, l’autre grande revue de notre profession. Dans ce numéro, plusieurs entretiens sont particulièrement instructifs. Par exemple, la CEO de PROMT annonce les nouvelles versions du logiciel de traduction automatique concurrent de Systran, et décrit une partie de ses fonctionnalités. Envie d’en savoir plus ? Téléchargez !

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 6 sept 2010| icon3Aucun commentaire »
sept 1

Un nouveau dictionnaire en ligne est né !

Linguee, disponible en anglais-français, anglais-allemand, anglais-espagnol et anglais-portugais, se fonde sur une quantité impressionnante de textes alignés pour retrouver instantanément la traduction des termes que vous recherchez dans leur contexte.

Les phrases dans lesquelles apparaît le mot que vous avez tapé s’affichent en face de leur traduction, où le terme cible figure en gras. En bref, il s’agit d’une immense mémoire de traduction, qui semble avoir tiré tout le profit possible des documents de l’Union Européenne, dont les mémoires ont été récemment mises à disposition du public.

Il n’empêche : tel quel, http://www.linguee.fr est bien utile.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Langue, Outils de traduction
icon4 1 sept 2010| icon32 Commentaires »

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