juil 23

XTRF a lancé voici quelques semaines XTRF 2.0, un système de gestion de la traduction qui permet aux entreprises clientes et aux agences d’automatiser tous les processus de gestion des projets de traduction.

Du devis à la facture client en passant par l’émission de bons de commande aux traducteurs en passant par la répartition des travaux ou l’envoi des fichiers de référence et des mémoires de traduction, XTRF réalise toutes les actions de l’agence.

XTRF existe en plusieurs versions, selon que l’on souhaite un simple système de gestion de la base de données des traducteurs ou un système complet, intégrant même un outil de Mémoire de traduction. Il est commercialisé soit en tant que logiciel à installer sur un poste de travail, soit en tant que logiciel en ligne (SaaS) pour un prix inférieur à 100 euros par mois. XTRF est utilisé par plusieurs agences de traduction, dont les retours d’expérience ont sans doute contribué à l’aspect très professionnel du logiciel, si l’on en juge par ses captures d’écrans.

C’est un concurrent de ]Projet Open[, un excellent système Open Source (téléchargeable gratuitement ici)qui a la particularité de ne pas avoir été développé par une agence de traduction, contrairement à la plupart des autres logiciels de cette catégorie, qu’il s’agisse de ceux de Lionbridge, SDL, ou… Anyword, qui a aussi le sien.

Autre système du même type, OTM (Online Translation Manager) administre les processus de gestion des projets de rédaction, traduction, localisation et PAO et relie l’agence de traduction à ses clients et ses prestataires en prenant en charge tout l’administratif (factures, bons de comande, devis…), les fichiers, les messages électroniques, l’assurance qualité (le système OTM est certifié ISO 9001), et même la mise en page des documents commerciaux de l’agence cliente et la création de son site Web. OTM est commercialisé en SaaS pour un prix très réduit (49 euros par mois et par utilisateur).

Ce système constitue en outre la colonne vertébrale du réseau Quality Translation Network qui relie entre elles plusieurs agences de traduction de taille moyenne impliquées dans une démarche qualité active. Basées dans tous les pays, ces agences offrent à leurs clients toutes les combinaisons de langues et toutes les spécialités, et restent indépendantes les unes des autres. en fait, QTM forme un écosystème comparable à ceux que construisent SDL et Lionbridge, avec l’avantage considérable que leur si encombrant leader en est absent.

Ces deux derniers sites ont été portés à ma connaissance grâce à la lecture d’un billet de l’excellent blog Translation Tribulations, animé par Kevin Lossner, dont je lisais un article assez pessimiste annonçant la fin prochaine des agences de traduction (une prédiction sinistre, à laquelle je ne souscris absolument pas !).

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juil 21

SDL annonce le rachat (pour 46 millions de dollars) de Language Weaver, la société avec laquelle avait été signé un accord de coopération stratégique voilà un peu plus d’un an.

D’après SDL, la motivation de ce rachat tient au fait que la plus grande partie du contenu textuel existant sur le Web et dans les entreprises n’est pas encore traduit, et que seule la traduction automatique permettra de rendre disponible cette gigantesque somme d’informations au reste du monde. Language Weaver est l’un des pionniers de la traduction automatique statistique, et travaille pour le compte de nombreuses organisations gouvernementales et privées américaines.

Son rachat contibue à finaliser la stratégie dénommée Global Information Management chez SDL, qui consiste à fournir aux entreprises tous les éléments logiciels et humains nécessaires pour leur livrer tout type d’information traduit au moment et au format attendus. Il permettra sans doute à SDL de constituer un moteur hybride à la Systran, en fusionnant leur vieil engin de traduction automatique à base de règles avec le moteur de traduction statistique de Language Weaver. Et la prochaine version de Trados donnera peut-être accès à ce moteur revu et corrigé, puisque la version actuelle permet déjà d’interroger séparément SDL Enterprise Translation Server, Language Weaver et Google Translate.

Pour en savoir plus, le billet explicatif publié par Sophie Hurst sur le blog de SDL complète utilement celui de Mark Lancaster. Et l’analyse éclairée de Global WatchTower, le blog de Common Sense Advisory, permet comme toujours de prendre un peu de recul sur l’annonce et d’analyser les offres de traduction automatique avec pertinence.

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