juin 30

La DGT (Direction générale de la traduction) annonce que L’Union Européenne organise un nouveau concours de recrutement de traducteurs français.

L’avis du concours, qui détaille les épreuves et permet de s’y inscrire, sera publié sur le site de l’EPSO (Office européen de sélection de personnel) à l’adresse http://europa.eu/epso/index_fr.htm Les conditions ? Il faut avoir suivi un cycle universitaire de 3 ans minimum, dans tout domaine (pas nécessairement en langues), et aucune expérience professionnelle préalable n’est requise. De la même façon, il n’y a aucune limite d’âge. Le concours est donc très ouvert. Bien entendu, il faut maîtriser parfaitement le français (langue cible), bien connaître une langue source principale (soit l’anglais soit l’allemand), et avoir des compétences suffisantes dans une langue source seconde, qui doit impérativement être l’une des langues de l’Union Européenne.

Rappelons à toutes fins utiles que les conditions de rémunération des traducteurs et interprètes employés par les institutions européennes sont très favorables, surtout lrosqu’on les compare au reste du marché.

En tous les cas, pour s’inscrire, il faut se connecter entre le 13 juillet et le 13 août. Le fichier PPT ci-joint détaille la procédure de recrutement.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 30 juin 2010| icon33 Commentaires »
juin 28

Un article très intéressant d’Alexandre Pouchard sur Rue89 au sujet du fansubbing et du scantrading, ces pratiques de traduction « sauvage » (et, évidemment, gratuites) réalisées par des passionnés de séries télévisées et de mangas. Le phénomène (qui fait aussi l’objet de recherches universitaires présentées au récent colloque organisé par l’Université d’Evry) y est bien expliqué. Quelques responsables d’équipes de fansubbers ont été interrogés par le journaliste et justifient leur point de vue.

Il n’est pas certain que ces pratiques modifient vraiment en profondeur le marché de de la traduction professionnelle, dans la mesure où ces bénévoles traduisent des documents qui ne seront localisés par les détenteurs des droits que bien plus tard.

Il n’empêche que la multiplication des traducteurs gratuits (qu’on songe à la traduction collaborative des réseaux sociaux ou aux outils de traduction automatique en ligne) tend à accréditer l’idée que l’acte de traduire serait à la portée de tout un chacun. Une idée fausse, et dangereuse pour notre activité.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 28 juin 2010| icon31 Commentaire »
juin 25

Après une longue (trop longue) absence, je peux de nouveau consacrer un peu de temps à L’Observatoire de la traduction. J’espère publier de nombreux billets dans les jours qui viennent, et les suivants.

D’ores et déjà, je signale la publication sur le site d’Anyword du témoignage d’une traductrice professionnelle utilisatrice régulière du logiciel de reconnaissance vocale Dragon Naturally Speaking, édité par Nuance. Pour améliorer sa productivité sans faire appel à un logiciel de traduction automatique, elle a adopté la dictée vocale, qui lui permet de traduire jusqu’à 3 000 mots de l’heure, soit près de dix fois la production habituelle.

Dans cette approche, l’outil sert le traducteur sans se substituer à lui ; c’est très différent des autres systèmes de productivité. Le traducteur reste concentré sur son métier, sans être distrait par des manipulations liées à son poste de travail.

Cela se rapproche des conditions dans lesquelles travaillaient les traducteurs il y a… plus de 30 ans ! À cette époque, les textes étaient dictés sur des magnétophones, et, dans un second temps, tapés à la machine par des sténodactylos qui bien souvent corrigeaient aussi les maladresses de formulation et autres lourdeurs. Autrement dit, l’apparition du micro-ordinateur, du traitement de textes, du correcteur orthographique et de toute la panoplie informatique dont nous sommes tous pourvus a peut-être bien réduit la productivité des traducteurs et, sans doute, d’autres catégories de travailleurs du savoir* !

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*J’emprunte la notion de « travailleur du savoir » à Peter Drucker, un consultant d’entreprise extrêmement célèbre parmi les hommes d’affaires et les professeurs des plus grandes Business Schools. Peter Drucker a publié de nombreux articles dans la Harvard Business Review, et plusieurs ont été réunis en ouvrages, qui sont traduits aux Editions Pearson, dans la collection Village Mondial. Pour une grande part, ces articles traitent de la productivité dans les métiers des services, c’est-à-dire dans les métiers des travailleurs du savoir : avocats, infirmières, traducteurs…

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 25 juin 2010| icon31 Commentaire »

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