Nous vous l’annoncions ici en mars dernier, l’éditeur de logiciels de glossaires en ligne Babylon s’est lancé dans la traduction humaine.
Le service Babylon Human Translations semble entièrement automatisé, excepté pour ce qui est de la traduction, réalisée par des traducteurs professionnels. Pour en bénéficier, le client doit acheter un package prépayé de 50, 250, ou 1000 mots, un peu comme sur MisterBabel.
Ensuite, il saisit le texte dans une boîte de dialogue affichée à l’écran, ou poste un fichier en précisant langue source et langue cible. Le tout est acheminé au traducteur idoine, et le client est livré dès la traduction réalisée. Entre-temps, il peut suivre l’avancée de son projet grâce à l’interface du site Web. Le mot est vendu au client 0,13 $ et acheté au traducteur à 0,08 $, soit une marge inférieure à 40%, un ratio assez faible dans notre métier (voir les FAQ). Babylon compte évidemment sur le volume pour couvrir ses frais d’investissement et se rémunérer.
Un modèle idéal ? Cela ressemble beaucoup au service proposé par Live Translation, une société anglaise partenaire de Microsoft, qui limite sa proposition aux traductions inférieures à 500 mots. Précisément le créneau exploité par les outils de traduction automatique en libre service sur le Web.
Alors, quel intérêt ? Faire prendre conscience au client qu’un traducteur professionnel fera bien mieux et presque aussi vite ? Se rémunérer par la publicité affichée sur les pages Web du service de traduction, comme Reverso et consorts ? A moins qu’il s’agisse surtout d’identifier les interlocuteurs à contacter chez les grands clients pour leur proposer d’autres prestations : licences Babylon ou localisation de volumes élevés.


