déc 28

Google n’est décidément pas en panne d’inspiration pour tout ce qui concerne la traduction ! Parmi ses innovations les plus récentes, le moteur de recherche a ajouté 26 dictionnaires bilingues et 12 dictionnaires unilingues. Comme on pouvait s’y attendre, les dictionnaires bilingues ont tous l’anglais comme langue source, et les plus fournis, les mieux détaillés, sont ceux qui concernent les langues majeures. Cela étant, le corpus de termes et le degré de précision des définitions s’enrichissent en permanence de manière dynamique, à l’aide des résultats d’indexation du moteur.

Les dictionnaires bilingues affichent la prononciation des termes en alphabet phonétique, proposent d’écouter la prononciation, affichent plusieurs expressions et usages du terme recherché, ainsi qu’une liste de synonymes et des liens vers les définitions trouvées sur Internet.

Quant aux dictionnaires unilingues, ils sont plus modestes dans leurs ambitions puisqu’ils se contentent d’afficher les usages les plus fréquemment rencontrés sur la toile. Cela étant, les dictionnaires Google (url : http://www.google.com/dictionnary) ont de fortes chances de trouver leur public parmi les déçus du moteur de traduction automatique, qui n’est pas toujours pertinent lorsqu’il s’agit de trouver la traduction d’une expression isolée, sortie de son contexte.

Rappelons tout de même qu’il existe quantité d’autres dictionnaires de qualité qui figurent en accès libre sur le Réseau, comme ceux de Lexilogos ou de wordreference, et encore bien d’autres !

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icon4 28 déc 2009| icon32 Commentaires »
déc 22

Comme chaque année, Common Sense Advisory joue au devin et nous livre ses prédictions pour 2010. Contrairement aux astrologues de tout poil, Common Sense Advisory revient aussi sur les prédictions de l’année précédente pour en contrôler la pertinence.

Alors ? Que nous réserve 2010 ? D’après la société d’études américaine, il faut s’attendre aux tendances suivantes :

  • Les grands acheteurs de services linguistiques vont centraliser leurs processus
  • Acheteurs et prestataires vont exploiter les communautés d’utilisateurs et s’appuyer sur des outils de traduction collaborative
  • Les acheteurs vont s’attacher à mieux mesurer la qualité
  • Les utilisateurs de traduction automatique et d’outils à mémoire de traduction exploiteront des mémoires de traduction et des corpus linguistiques partagés
  • Les éditeurs de logiciels vont se regrouper par consolidation formelle et informelle
  • Les prestataires de services linguistiques (LSP) vont accroître leur degré de spécialisation et se fragmenter
  • Le web prendra en charge plus de langues émergentes, devenant ainsi encore plus « mondial »
  • La demande de services d’interprétation grandira en Europe
  • La demande de linguistes continuera de croître au sein du gouvernement américain

Voilà une analyse intéressante des tendances à l’oeuvre sur le marché mondial de la traduction ! Bien entendu, toutes ces affirmations sont argumentées avec précision sur le blog Global Watchtower, qui les publie.

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icon4 22 déc 2009| icon32 Commentaires »
déc 18

La Direction générale Traduction de la Commission Européenne réfléchit depuis plusieurs années à l’établissement d’un label d’excellence pour les formations de traducteurs au sein de l’Union Européenne. Ce label, c’est l’EMT, European Master in Translation, dont les critères ont été définis les années précédentes, et qui a été récemment accordé à trente-quatre programmes de formation délivrant un grade de Master en Europe (voir la liste plus bas).

Loin de se vouloir un club restreint, le réseau EMT a au contraire vocation à s’élargir sans cesse à de nouveaux programmes de formation, l’objectif final étant de faire progresser l’ensemble des formations européennes au métier de traducteur. C’est pourquoi un nouvel appel à candidatures aura lieu dès la fin 2010, afin de recruter de nouveaux membres ; les Universités qui ont vu leur candidature rejetée l’année dernière auront la possibilité de se porter à nouveau candidates.

Les trente-quatre membres actuels du réseau EMT se sont réunis pour la première fois les 8 et 9 décembre à Bruxelles afin d’établir la structure et le fonctionnement du réseau et de s’accorder sur le référentiel des compétences dont doivent faire preuve les traducteurs professionnels. C’est par exemple dans le cadre de ce travail que s’inscrivait la grande enquête lancée par l’Université de Rennes 2, initiée par Daniel Gouadec, dont nous nous sommes faits l’écho il y a quelques mois et qui a donné lieu à un séminaire de restitution. Une fois délimité le champ des compétences indispensables à l’exercice de la profession de traducteur, les Universités du réseau EMT pourront faire converger leurs programmes en vue de faciliter leur acquisition par les étudiants. L’originalité du procédé tient au fait que l’EMT ne se prononce pas sur le contenu de l’enseignement, mais se contente de s’accorder sur les objectifs à atteindre en matière de compétences. Une sorte de « contenu idéal » d’un Master de Traduction, qui précise la part de crédits de chaque catégorie d’enseignement, a cependant été défini, à titre d’exemple. Chaque Université conserve cepepdant toute latitude pédagogique, et reste libre d’accentuer tel ou tel aspect différenciant de sa formation.

Il faut dire que la question de la formation des traducteurs est complexe, puisqu’il ne s’agit pas de se limiter à l’apprentissage des langues, mais d’y adjoindre l’enseignement du processus de traduction (de transfert) lui-même, ainsi que de former aux nombreux outils d’aide à la traduction, à la pratique de la gestion des projets, à la gestion d’un système qualité, au contrôle qualité, à la rédaction technique, à un domaine de spécialisation, etc. Sans oublier la nécessaire expérience de terrain que procurent les stages longs, l’apprentissage, les ateliers pratiques de traduction… Chaque programme de formation répond à sa façon à ce défi : faire tenir autant d’enseignements différents en si peu de temps, dans l’espoir de fournir aux étudiants la panoplie idéale d’outils et de réflexes qui les aideront à s’insérer rapidement et confortablement dans le marché si mouvant de la traduction professionnelle.

C’est dire si le programme EMT revêt un caractère stratégique ! Une bonne raison d’aller consulter le site que lui consacre la Commission européenne et de regarder les vidéos des réunions.

Liste des programmes ayant reçu le label EMT
Autriche Übersetzen – Masterstudium, Universität Wien, Zentrum für Translationswissenschaft

Belgique Master en traduction, Institut Libre Marie Haps, Haute Ecole Léonard de Vinci (Bruxelles)
Master en traduction, ISTI, Haute Ecole de Bruxelles
Master in het vertalen, University College Ghent, Faculty of Translation Studies

Bulgarie Магистърска програма: Превод, Sofia University “St. Kliment Ohridski”, Faculty of Classical and Modern Philology

Allemagne MA Fachübersetzen, Fachhochschule Köln, Institut für Translation und Mehrsprachige Kommunikation
Master Translatologie, Universität Leipzig, Institut für Angewandte Linguistik und Translatologie

Danemark Kandidatuddannelsen i sprog og international erhvervskommunikation med profilen Translatør/tolk, Aarhus Universitet, Handelshøjskolen i Aarhus

Espagne Màster en Estudis de Traducció: Estratègies i Procediments, Universitat Pompeu Fabra, Departament de Traducció i Ciències del Llenguatge (Barcelona)
Máster en Traducción y Mediación Intercultural, Universidad de Salamanca, Departamento de Traducción e Interpretación
Máster Universitario en Comunicación Intercultural, Interpretación y Traducción en los Servicios Públicos, Universidad de Alcalá de Henares, Departamento de Filología Moderna

Finlande Monikielisen viestinnän ja käännöstieteen koulutusohjelma, University of Tampere, School of Modern Languages and Translation Studies

France Industrie de la langue et traduction spécialisée, Université Paris Diderot Paris 7, UFR EILA
Master en Management, Communication et Traduction, ISIT, Institut de management et de communication interculturels (Paris)
Master en Traduction Spécialisée Multilingue: technologies et gestion de projets (TSM), Université Charles-de-Gaulle Lille 3, UFR des Langues Etrangères Appliquées
Master Métiers de la traduction-localisation et de la communication multilingue et multimédia, Université Rennes 2, UFR Langues, Centre de formation des traducteurs-localisateurs, terminologues et rédacteurs
Master professionnel, spécialité: Traduction éditoriale, économique et technique, ESIT, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Master Professionel Traduction Interprétation, Université de Toulouse-Le Mirail, IUP Traduction Interprétation
Master Traduction spécialisée multilingue, Université Stendhal – Grenoble 3, UFR de Langues et civilisations étrangères

Hongrie Nemzetközi két idegennyelvű szakfordító szakirányú továbbképzési szak, BME Gazdaság- és Társadalomtudományi Kar, Idegennyelvi Központ (Budapest)

Irlande MA in Translation Studies, Dublin City University, School of Applied Language and Intercultural Studies
MA Léann an Aistriúcháin, Acadamh na hOllscolaíochta Gaeilge, Acadamh na hOllscolaiochta Gaeilge (Galway)

Italie Laurea magistrale in Traduzione specializzata, Università di Bologna, Scuola Superiore di Lingue Moderne per Interpreti e Traduttori (Forlì)
Corso di laurea specialistica in Traduzione, Università LUSPIO, Facoltà  di Interpretariato e Traduzione (Roma)
Laurea Specialistica in Traduzione, Università  degli studi di Trieste, Scuola Superiore di Lingue Moderne per Interpreti e Traduttori

Pologne Studia drugiego stopnia; kierunek: kulturoznawstwo, specjalność: językoznawstwo, specjalizacja « przekład i komunikacja międzykulturowa », Jagiellonian University of Kraków, UNESCO Chair for Translation Studies and Intercultural Communication

Portugal Mestrado em Tradução e Serviços Linguísticos, Universidade do Porto, Faculdade de Letras

Roumanie Masterat European de Traductologie-Terminologie, Babes-Bolyai University, Department of Applied Modern Languages (Cluj-Napoca)

Slovénie Drugostopenjski magistrski študijski program Prevajanje, University of Ljubljana, Department of Translation

Royaume Uni MA in Technical and Specialised Translation – MA in Translation and Linguistics – MA in Translation and Interpreting – MA in Bilingual Translation, University of Westminster, Department of Modern Languages (London)
MA in Translation, University of Surrey, Department of Languages and Translation Studies (Guildford)
MA in Translation and Interpreting Studies, University of Manchester , School of Languages, Linguistics and Cultures
MA in Translation in a European Context, Aston University, School of Languages and Social Sciences (Birmingham)
MA in Translation with Language Technology, Swansea University, School of Arts and Humanities

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 18 déc 2009| icon3Aucun commentaire »
déc 16

Deux nouveautés amusantes et intellectuellement stimulantes au sujet de la traduction, mais sans rapport direct entre elles.

D’abord, la parution d’un ouvrage qui promet d’être passionnant : le Jeu des mots. L’auteur, Fabio Regattin, s’est spécialisé dans la traduction des jeux de mots en même temps qu’il travaille comme traducteur de pièces de théâtre. Il est Docteur en Traductologie et enseigne à l’Université de Bologne, en Italie.

Il distingue dans son livre plusieurs catégories de « jeux », le jeu lui-même se définissant comme ce qui unit la construction du jeu de mot et ses multiples significations. Cette approche nouvelle des jeux autorise une approche différente de la traduction des jeux de mots eux-mêmes. (Fabio Regattin, Le Jeu des mots. Réflexions sur la traduction des jeux linguistiques, Bologna : Emil, 2009, 160 p., 15 €)

Autre sujet intéressant. L’auteur du blog Strange Maps s’est amusé à commenter et à reproduire la cartographie d’une expression que nous connaissons bien, et qui revient dans toutes les langues : « C’est du chinois ». Si les Français s’expriment ainsi, les Anglais, eux, disent « It’s all Greek to me ». Et les Grecs ? Ils disent « C’est de l’Arabe ». Et les Arabes ? Et les Chinois ? Et tous les autres ? Partant de là, un excellent article sur le blog Language log, qui renvoie, entre autres, au tableau reproduit sur Wikipedia, et qui est suivi de commentaires eux aussi passionnants. Une fois encore, un petit dessin vaut mieux qu’on long discours :

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 16 déc 2009| icon32 Commentaires »
déc 11

Nous l’avions déjà mentionné il y a plusieurs mois, Google innove sans cesse  en matière de recherche « globale », et mixe ses technologies les unes aux autres afin d’en décupler leur puissance.

Depuis deux jours, il est ainsi possible, et très facile, d’afficher des résultats de recherche en provenance de plusieurs langues.

  1. Après avoir tapé sa requête initiale, on clique sur le lien intitulé « Afficher les options » qui se trouve désormais juste en dessous de la zone de recherche.
  2. Une zone verticale s’ouvre alors sur la gauche de l’écran, qui propose de nombreuses options de recherche, toutes intéressantes à explorer.
  3. La toute dernière, « interlangues », ouvre un cadre au-dessus du premier résultat de recherche. Les résultats eux-mêmes sont mis à jour en fonction des options de langue sélectionnées dans ce cadre.
  4. Concrètement, on choisit une ou plusieurs langues dans lesquelles Google effectue la recherche équivalente à ce qui a été tapé initialement après traduction automatique de l’expression de recherche.
  5. Les résultats en provenance de ces langues sont traduits dans la langue de départ, classés en fonction des habituels critères Google de référencement naturel et affichés. Chaque résultat signale clairement la langue d’origine.
  6. Lorsque l’on clique sur l’un des résultats, la page qui s’affiche a déjà été automatiquement traduite dans la langue de la requête initiale. Ce qui permet d’ailleurs de contrôler que les sites commerciaux internationaux ne font pas appel aux outils de traduction automatique pour générer leurs versions locales.

Honnêtement, il faut avouer que tout ceci est assez impressionnant. Et, malgré tout ce qu’on est habituellement enclin à penser de la traduction automatique, il faut reconnaître qu’elle est, dans ce cadre, utilisée à bon escient.

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déc 10

Dallas Cao, un traducteur chinois, a mis au point et vend un petit outil de productivité extrêmement utile pour les traducteurs professionnels.

Intitulé GT4T (Google Translate for translators), ce logiciel transmet à Google Translate l’expression sélectionnée et la remplace par sa réponse. Cet outil fonctionne soit avec Word (version à 16 $), soit dans toute application (version à 38$).

Autrement dit, vous pouvez combiner Google Translate avec Wordfast ou tout autre application de productivité, comme SDL Tag Editor ou Microsoft Outlook par exemple. L’outil vous donne aussi accès au dictionnaire multilingue de Google.

La page de présentation Web de GT4T est assez complète, et la plupart des commentaires, qui émanent de traducteurs professionnels, sont élogieux. L’auteur renvoie aussi à une discussioN qui se tient au sujet de son outil sur le portail Proz. A noter : vous pouvez tester GT4T 500 fois sans l’acheter, et ne payer que s’il vous convient. N’hésitez donc pas à le télécharger.

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icon4 10 déc 2009| icon32 Commentaires »
déc 8

C’est aujourd’hui la date des obsèques de Yvan Cloutier, le créateur et l’animateur de la liste de diffusion Euréka, l’une des principales et des plus complètes sources d’informations pour toute la communauté des « langagiers ». Rédacteurs, traducteurs, interprètes, terminologues en tout genre : nous étions plus de 700 abonnés à recevoir régulièrement les informations collectées par Yvan depuis… 1999 ! Yvan est décédé brusquement d’un infarctus le 4 décembre, pendant qu’il faisait du sport.

Ceux qui le souhaitent peuvent exprimer leurs condoléances sur ce site : http://www.lepinecloutier.com/.

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icon4 8 déc 2009| icon3Aucun commentaire »
déc 8

Google est en train d’ajouter une fonction automatisée de sous-titrage aux vidéos publiées sur Youtube. La fonction sous-titrage existe déjà, mais l’utilisateur qui souhaite sous-titrer sa vidéo doit en taper le texte lui-même. Il sera bientôt possible (ça l’est déjà pour certaines vidéos des chaînes éducatives) d’obtenir un sous-titrage automatique, grâce à la technologie Google Voice, qui transcrit un enregistrement audio.

Quel rapport avec la traduction ? Eh bien, il est d’ores et déjà prévu, d’après cet article intéressant de Numérama, de rendre possible la traduction automatique des sous-titres avec Google Translate. Autrement dit, bientôt, pour sous-titrer une vidéo et la traduire, il suffira de la poster sur un compte Youtube privé, et de faire appel à ces fonctions automatisées.

D’ailleurs, Google a même prévu une vidéo de démonstration : regardez.

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déc 3

La Fédération Internationale des Traducteurs (FIT) et la Société Française des Traducteurs (SFT) organisent le 11 décembre un grand débat autour de la Journée mondiale de la traduction. Le thème ? Travailler ensemble. Il s’agit de lutter à la fois contre l’image et contre la pratique du traducteur solitaire, scotché à son écran et à ses dictionnaires, qui refuse tout contact avec l’extérieur. On le sent bien, il s’agit d’une caricature, puisque notre métier est celui de l’ouverture sur le monde et de la découverte des cultures étrangères. Il n’empêche. La tentation de l’isolement est grande. Pourtant, Internet, réseaux sociaux, associations, événements divers sont autant d’occasions de rencontres, de discussions, d’échanges de point de vue et, finalement, d’apprentissage. Sans compter l’impact des nouvelles technologies, comme la traduction collaborative par exemple, sur la façon même dont clients, agences et traducteurs envisagent leur travail. Il est chaque jour plus fréquent que les clients souhaitent dialoguer avec les traducteurs qui ont la charge de leurs documents, pour leur indiquer le contexte, ou leur expliquer un point de détail.

Ce sont ces pratiques et bien d’autres que la SFT entend encourager cette année au cours de cette journée de formation. L’événement aura lieu au Comptoir Général, 80 Quai de Jemmapes dans le 10ème arrondissement de Paris, un lieu dédié à la solidarité et l’environnement situé non loin de La Bastille. Si vous voulez en savoir plus sur le ton général de la manifestation, n’hésitez pas à consulter la présentation Powerpoint conçue pour l’occasion.

Les inscriptions se prennent auprès de la SFT, avec un tarif réduit pour les étudiants. Mais dépéchez-vous ! Les inscriptions sont closes le 4 décembre (demain, donc). Le mieux est sans doute d’appeler directement.

Programme
Accueil des participants, à partir de 8H45

  • 9H00-9H45 Introduction du thème de la journée « Travailler ensemble »
  • 9H45-10H30 Alicia MARTORELL Le web : un point de ralliement pour travailler ensemble
  • 10H30-12H30 Simon TURNER Pratiques tarifaires : agir ensemble !

Pause déjeuner

  • 14H00-14H45 David AR ROUZ Les langues régionales : facteurs de division ou manière d’être ensemble ?
  • 14H45-15H30 Alberto RIVAS-YANES La traduction en espagnol à la Commission européenne : outils, ressources et organisation du travail

Pause

  • 15H50-16H35 Anne-Marie ROBERT La post-édition, l’avenir incontournable du traducteur ?
  • 16H35-17H35 Table ronde inter-associative Associations, organisations professionnelles : l’union fait la force !
  • 17H35 : remise du Prix Pierre-François Caillé

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déc 2

Publier dans les temps la version française de The Lost Symbol, le dernier ouvrage de Dan Brown, auteur du célèbre Da Vinci Code, a relevé d’un véritable exploit pour les Editions J.C Lattès… et ses traducteurs !

Et, pour une fois, les deux traducteurs chargés de rendre possible cette performance ont témoigné. Ils nous expliquent dans cet article comment ils se sont partagés le travail, ont refusé toute autre sollicitation pendant un mois, ont travaillé 16 à 17 heures par jour, six jours sur sept, bref se sont véritablement consacrés à leur ouvrage, pour abattre chacun leur part des 600 pages du manuscrit.

Cet entretien, publié sur le site Fluctuat.net, est aussi complété par une vidéo DailyMotion (voir ci-dessous), et par une autre interview, publiée sur le site du Parisien. Outre les méthodes de travail et le rythme stakhanoviste, on y apprend que l’éditeur américain avait à un moment songé à faire venir les tous les traducteurs aux Etats-Unis pour qu’il travaillent sur site tous ensemble ! Quand on sait que l’ouvrage de Double Day est traduit dans 40 langues, on imagine ce que cela aurait donné.

Finalement, chaque maison d’édition nationale a dû mettre en place son propre système pour traduire le plus vite possible ce Best seller annoncé. C’est ainsi qu’en Islande, l’ouvrage a été traduit en à peine… une semaine ! Il était partagé entre une dizaine de traducteurs utilisant les méthodes et l’organisation de la traduction collaborative. Malheureusement, j’ignore les modes d’harmonisation et de relecture qui ont été mises en place par cet éditeur.

On imagine sans peine que les autres maisons d’édition ont dû rivaliser d’imagination pour mettre en place le système le mieux à même de concilier rapidité et qualité de traduction. On est d’ailleurs curieux de savoir ce que chacune a mis en place. Ce serait un sujet d’étude intéressant, car il n’y a aucun doute que la vitesse de production entre de plus en souvent en conflit avec le besoin de traduction. Quand l’information est rendue disponible simultanément à l’échelle planétaire, on vit tous de plus en plus mal le délai de mise à disposition imposé par nos différences de langues. C’est le fameux problème du Time-to-market, que réduisent toujours un peu plus les éditeurs de logiciels par exemple. Encore ont-ils la possibilité d’exploiter des sytèmes à mémoire de traduction et autres systèmes technologiques qui leur fournissent une sérieuse aide. Ce n’est évidemment pas applicable ni à la littérature ni, par exemple à la presse ou aux blogs.

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