nov 23

Dans la vidéo ci-dessous, Mario Bahlouli, Chef de projets de traduction pendant plus de quinze ans, témoigne du quotidien de son métier, et nous donne son opinion sur les principales qualité du Chef de projets. Un témoignage court (environ cinq minutes) mais passionnant, car Mario a travaillé dans de nombreuses agences de traduction, petites et grandes, et dans plusieurs pays (citons la France, l’Espagne, le Royaume Uni et l’Allemagne). Son expérience de la gestion des projets de traduction est donc très étendue, puisqu’il a géré des projets touts petits et d’autres, énormes.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 23 nov 2009| icon3Aucun commentaire »
nov 18

Comme chaque année, les étudiants du Master Traduction spécialisée de l’Université d’Evry Val d’Essonne organisent le 24 novembre une Journée professionnelle à l’occasion de laquelle ils rencontrent des professionnels de la traduction, qui viennent présenter leurs parcours et témoigner de leur expérience.
Ainsi viendront MM. et Mmes Onindi, Mignot, Pasellec, Bramat, Cristiani, et Desesquelles : traducteurs professionnels indépendants, représentants d’agences de traduction, journalistes ou responsable du secteur international au sein d’une grande organisation, ils feront partager leur point de vue particulier sur le secteur de la traduction et de l’international au sens large, en parlant d’interprétation, de gestion de projet ou de traduction professionnelle spécialisée.
Une excellente initiative qui met au contact étudiants et professionnels, et qui est présidée par Sabrina Baldo, responsable du Master, et Stéphanie Genty, responsable de la Licence. Il est bien entendu possible d’assister à cette manifestation, en s’annonçant auparavant auprès d’elles.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 18 nov 2009| icon3Aucun commentaire »
nov 15

Je reproduis ci-dessous l’article de Bernard Achour publié dans la revue gratuite Illimité distribuée dans les cinémas UGC.

Harold Manning : traduire sans trahir

Spécialiste de la traduction et du sous-titrage français de films anglo-saxons, Harold Manning a réussi un véritable exploit en adaptant les dialogues incroyablement volubiles, inventifs et percutants de l’irrésistible In the Loop.

« Tacatacatac ! Pif ! Baoum ! Whizzz ! » C’est en termes particulièrement choisis que notre interlocuteur du jour tente de décrire ce qu’il a ressenti en découvrant In the Loop, cette formidable satire du pouvoir dont l’humour démentiel provient essentiellement de dialogues débités à un rythme de mitraillette, dont il accepta d’assurer la traduction et le sous-titrage français. « Ca n’arrête pas du début à la fin, dit Harold Manning. Un véritable feu d’artifice de jeux de mots, de références politiques, d’inventions lexicales, de sous-entendus sexuels et de grossièretés à faire rougir une caserne entière. » Mais que l’amateur de versions originales soit rassuré : grâce à son parfait bilinguisme franco-anglais, à sa connaissance aiguë des deux cultures, à son sens de la synthèse, à sa vivacité d’esprit et à sa pratique du métier, il ne perdra pas une miette de cette pure déflagration comique qu’est In the Loop.

Va te faire au revoir
Selon des règles établies d’après de savants calculs, le sous-titrage français d’un film étranger se décompose en lignes (deux d’un coup au maximum) comportant un nombre limité de caractères (41) par ligne, pas davantage, (lettres, signes de ponctuation et espaces compris) incrustés à l’image le temps nécessaire à leur lecture et à leur compréhension, soit environ quatre secondes. « Quand je travaille sur un film, j’en reçois une copie ainsi que la liste complète de ses dialogues, où figurent en heures, en minutes et en secondes le début et la fin de chaque réplique, explique Harold Manning. Ensuite, c’est à moi de condenser ma traduction en fonction de l’espace dont je dispose, calculé par une machine spécialisée. » Contrairement à la transposition d’oeuvres littéraires, il ne s’agit donc pas de reproduire l’intégralité d’un texte, mais d’en extirper le style, le sens, la musicalité (« Essentiel, la musique de la langue ! ») et l’expressivité du comédien qui le prononce, dans le cadre d’un repérage bien déterminé. Une tâche dont Harold Manning, fasciné depuis l’enfance par les mots qui clignotaient sur les images des films qu’il regardait en VO, s’est déjà acquitté près de 100 fois pour le cinéma (Bloody Sunday) comme pour la télévision (Queer as Folk).

Contacté en urgence par la productrice d’In the Loop, c’est un vrai coup de coeur pour le film qui lui fit accepter la mission « impossible » de le traduire en 15 jours : « Un film de la même durée comprend à peu près 150 pages de dialogues : ceux d’In the Loop en occupent le double, soit 2000 sous-titres ! » Mais pas un gramme de remplissage : « C’est du caviar, du Billy Wilder, chaque phrase explose de sens et de drôlerie« , s’enflamme Harold Manning. Etrangement, il n’a pas tellement buté sur la traduction des allusions politiques ou sur la multiplicité des personnages qui prennent parfois la parole en même temps. En fait, c’est aux injures follement imaginatives de l’impayable directeur de la communication du Premier Ministre anglais qu’il s’est principalement heurté. « L’expression inventée de toutes pièces « Fuckitty bye » m’a hanté plusieurs nuits, jusqu’au moment où j’ai pensé à « Va te faire au revoir » et où tout s’est débloqué« , se souvient-il.

Au fait, que signifie In the Loop ? « Ca veut dire « Dans la confidence », et on s’est essoré les méninges à force de brainstormings pour trouver un équivalent français satisfaisant, raconte Harold Manning. Mais, en fin de compte, on a jugé que ça sonnait bien phonétiquement, et on l’a laissé tel quel !« 

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nov 13

Le quotidien gratuit 20 minutes publie aujourd’hui un petit article sur le travail des traducteurs de séries anglo-saxonnes. Les principaux écueils du métier sont évoqués : mode, néologismes, sous-entendus intraduisibles… Pas moins de trois traductrices spécialisées, dont Vanessa Chouraqui, qui fut en charge de Sex and the city, témoignent dans le petit article, bourré d’informations, d’Anne Kerloc’h. A lire, donc.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Revue de presse
icon4 13 nov 2009| icon31 Commentaire »
nov 11

Lionbridge a récemment annoncé le lancement de GeoWorkz Translation Workspace, un système en ligne de gestion de la production. Cette plate-forme est proposée aux entreprises clientes des services de traduction, mais aussi aux agences de traduction et aux indépendants. Tous sons susceptibles de tirer parti des fonctions offertes par GeoWorkz. Le service est proposé sous forme d’un abonnement : plusieurs formules permettent de proportionner le coût à l’usage, et il est possible à tout moment d’acheter plus de fonctionnalités, ou moins si l’activité est réduite. Cette formule, évolutive dans les deux sens, a clairement été pensée pour permettre aux acteurs les plus modestes du marché – freelances, agences de petite taille, tous ceux qui, ensemble, représentent 80% du marché mondial de la traduction – d’accéder à la technologie la plus à la pointe en matière d’aide à la traduction, de gestion des actifs linguistiques ou de management de projet.

GeoWorkz Translation Workspace propose tout l’éventail des aides à la traduction de document. Avant tout, il s’agit d’un espace de stockage où entreposer ses mémoires de traduction et ses glossaires, et où les partager avec d’autres utilisateurs. De fait, le système est bâti autour de Logoport, et permet un partage instantané du contenu des mémoires de traduction. L’intérêt ? Lorsqu’un projet est confié à plusieurs traducteurs indépendants dispersés un peu partout dans le monde, chacun bénéficie en temps réel des modifications apportées par les autres. Le Chef de projet ajoute un terme au glossaire commun ? Tout le monde le reçoit. Un réviseur modifie un fichier, et met à jour la mémoire de traduction ? Les segments relus sont immédiatement rendus disponibles aux traducteurs : s’ils réapparaissent dans le projet, ce sont les versions relues qui seront envoyées aux traducteurs.

Le partage des éléments stockés sur GeoWorkz est soumis à des règles strictes, et la confidentialité est respectée. Rien à voir, par exemple, avec Google Translator’s Toolkit, qui ré-exploite instantanément tout document posté. On est là dans le monde de la traduction professionnelle : chaque utilisateur définit avec précision les droits des autres usagers sur les actifs linguistiques qu’il stocke dans son espace.

Pour que la collaboration entre utilisateurs soit possible, chaque intervenant travaille sur ses textes en restant connecté : les utilisateurs de Word installent une extension qui leur donne accès aux fonctions classiques des mémoires de traduction et gère la connexion. Quant aux autres fichiers, ils sont utilisables avec l’éditeur XLIFF fourni avec GeoWorkz. Cet éditeur est en mesure de traiter tous les formats qui reposent sur l’usage de balises : HTML, XML, MIF, DOCX… Pour le dire autrement, c’est l’équivalent de TagEditor dans SDL Trados. Là encore, l’éditeur gère la connexion avec GeoWorkz, et rend disponible au traducteur l’ensemble des actifs linguistiques qu’il est autorisé à exploiter.

La révision n’est pas en reste et bénéficie aussi d’un outil dédié, qui affiche sur le même écran la version source, la version cible, les catégories des erreurs identifiées et leur degré de gravité, ainsi que le contenu des glossaires relatifs au projet. Ce dispositif d’aide à la révision est directement intégré au navigateur Internet, et ne réclame donc aucune installation spécifique.

GeoWorkz dispose aussi de nombreux outils de gestion de projets. Analyses, décomptes de mots, outils de conversion des mémoires et des glossaires, édition des segments au sein des mémoires de traduction, création de liaisons entre mémoires de traduction (et hiérarchisation de ces liaisons par un mécanisme de pondération), filtres d’import/export des principaux formats de fichiers, pré-traduction, outils automatisés d’Assurance qualité, etc.

Enfin, GeoWorkz fonctionne aussi comme une place de marché puisque chaque membre est visible de tous les autres, ce qui autorise tous les types de recherche de collaborateurs pour un projet donné.

Ce système très complet de gestion de la production n’est pas si nouveau qu’il en a l’air. en effet, Lionbridge l’a utilisé ces dernières années sous le nom de Freeway, et a localisé avec son aide plus de 2 milliards de mots. La nouveauté provient surtout de l’ouverture de cette plate-forme à tous les acteurs du marché, concurrents compris. Les raisons de cette ouverture, qui a des chances de redistribuer les rôles de chacun, sont analysées en détail par Common Sense Advisory dans ce billet du Global WatchTower. La société de conseil insiste sur la concurrence avec SDL qui propose un modèle beaucoup moins collaboratif, qui lui permet de continuer à vendre (cher) ses logiciels pour poste de travail à tous les acteurs de la chaîne. Autre raison intéressante à cette ouverture : la création d’un écosystème qui garantit à Lionbridge des revenus récurrents prélevés sur tous les projets de traduction… de ses concurrents.

Bref, GeoWorkz semble disposer de nombreux atouts pour les traducteurs, les agences, et leurs clients. La réponse des concurrents sera sans doute intéressante elle aussi.

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nov 9

Nous en parlions déjà il y a quelques semaines, l’Union Européenne est en manque d’interprètes français. Plus de 200 recrutements sont planifiés pour les années à venir, avec une très faible chance de pourvoir tous les postes. En effet, l’Union ne recrute que les meilleurs… et peu d’interprètes sortent tous les ans diplômés des principales formations, elles-mêmes déjà très sélectives.

L’article du Figaro qui fait le point sur la question souligne pourtant que les rémunérations sont très attirantes (4 500€ nets d’impôts en début de carrière, 10 000 € en fin de carrière) et qu’il n’est pas impossible qu’elles soient encore augmentées à l’avenir dans le but d’attirer plus de candidats.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 9 nov 2009| icon31 Commentaire »
nov 5

Intéressant ou pas ? Nec prévoit de lancer en 2010 sur le marché le Tele Scouter un dispositif qui traduit à la volée une conversation orale, la convertit en texte, et projette le résultat sur la rétine de son utilisateur. De cette façon, les participants à une conférence dispensée en langue étrangère pourraient la suivre en temps quasi-réel à l’écrit. C’est le journal 20 minutes qui l’annonce.

Difficile pourtant de croire qu’il soit possible d’obtenir un résultat satisfaisant avec ce type de solution quand on sait à quel point il est déjà compliqué d’obtenir rapidement la transcription écrite en langue étrangère d’une conférence, un service que commercialise Anyword auprès de grands acteurs des business meetings.

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