oct 12

L’agence de traduction Translated.net, dont l’une des caractéristiques consiste à exploiter autant que possible la technologie pour automatiser la gestion des projets, a récemment rendu publique une gigantesque mémoire de traduction collaborative.

Accessible sur le web, MyMemory comportera bientôt 300 millions de segments de traduction, que chacun peut modifier, et noter. Non seulement est-il possible de procéder à une recherche de termes dans de très nombreux couples de langues, mais le projet va plus loin. En effet, chacun peut se constituer la mémoire de traduction dont il a besoin. Il suffit de charger sur le site les fichiers constitutifs du projet. Ceux-ci sont alors analysés, et une mémoire ad-hoc est créée et rendue disponible à l’utilisateur, traducteur professionnel, agence de traduction ou service de traduction interne à une entreprise. L’utilisateur peut aisément regrouper plusieurs mémoires pour les interroger ensemble, et a tout loisir de partager – ou pas – ses propres mémoires de traduction en les rendant publiques.

Pour constituer cet immense corpus de segments traduits dans toutes les langues, ou presque, Translated.net s’est appuyé sur plusieurs sources. D’une part, les mémoires de traduction de l’agence ont été intégrées au système. D’autre part, l’agence a persuadé plusieurs institutions de collaborer à ce projet hors-normes. Ainsi les mémoires de traduction de l’Union Européenne ont-elles été incorporées au référentiel. Enfin, un moteur parcourt le Web en permanence à la recherche de contenu traduit, procède à son alignement et l’intègre àa la mémoire de traduction après indexation. Enfin, les portions de segments qui ne figurent pas dans la TM (quand il existe une correspondance floue, mais pas de correspondance exacte) font l’objet d’une traduction automatique statistique qui permet de construire à la volée un segment directement exploitable (voir les détails du fonctionnement de MyMemory ici).

Par la suite, l’objectif est de rendre cette mémoire de traduction directement disponible dans les outils de TAO des agences et des traducteurs indépendants, en la connectant à leurs logiciels à mémoire de traduction par l’intermédiaire d’une API (Application Programming Interface) qui est publiée. Les entités qui souhaitent créer un partenariat avec Translated.net sont les bienvenues, dans l’idée de rendre le contenu de MyMemory en permanence disponible pour les analyses de texte des agences, qui l’enrichiront simultanément avec leurs propres mémoires de traduction.

Ce projet est évidemment très intéressant, et il semble regrouper les avantages de nombreuses solutions concurrentes, comme celle de TAUS qui a le défaut majeur d’être payante (et chère), ou celle de la VLTM (Very Large Translation Memory), qui reste limitée aux utilisateurs de Wordfast. Rappelons qu’il existe aussi d’autres sources importantes de contenu linguistique gratuit en ligne, comme TSM (Translation Search Machine), LinearB, TERMIUMPlus® ou l’IATE.

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oct 10

Le site Café Babel, qui propose des articles en provenance de tous les pays de l’Union Européenne, s’amuse à faire le tour des expressions signifiant « ça me fait une belle jambe » dans plusieurs langues du Vieux Continent. Savoureux… Belle occasion de découvrir ce véritable « Magazine Européen » des langues.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Langue
icon4 10 oct 2009| icon31 Commentaire »
oct 8

Cet article de CFO-News fait un point synthétique sur la norme XBRL, qui permet la traduction des données financières publiées par les groupes cotés. Ces grandes entreprises sont tenues à fournir de l’information financière à leurs actionnaires en respectant les nouvelles normes comptables IFRS, et sont amenées à traduire dans plusieurs langues leurs rapports annuels et notices de résultats trimestriels.

Si la traduction du texte de commentaire ne soulève pas de question particulière (à part, évidemment, le degré d’expertise financière du traducteur), la traduction des intitulés, des concepts et des chiffres des comptes de résultat, bilans, soldes de trésorerie, etc., est très complexe à gérer. C’est à ce stade qu’intervient le langage XBRL, qui facilite la transmission électronique des données financières.

S’il n’est forcément nécessaire pour les traducteurs spécialisés en finance de savoir utiliser ce langage, ils ont malgré tout impérativement besoin de savoir en quoi il consiste et à quoi il sert. L’article de Pierre Hamon* leur fournit les informations essentielles.

*Auteur de l’ouvrage Comprendre XBRL et la taxonomie Comptes annuels, paru aux Editions BoD

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oct 6

Quand un Chef d’Etat fait craquer un interprète officiel de l’ONU… Lire ce billet de La Voix du Nord.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 6 oct 2009| icon31 Commentaire »

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