juin 29

En théorie, on n’est pas supposés parler de soi-même… mais il est parfois difficile de résister. L’Observatoire de la traduction est désormais optimisé pour les téléphones Apple iPhone.

Si vous vous connectez avec un iPhone sur http://blog.anyword.fr, vous obtiendrez un affichage très lisible et agréable de tous nos billets.

Et voilà ! Vous allez enfin pouvoir obtenir des nouvelles du monde de la traduction à tout moment : dans les transports en commun, à l’aéroport, en faisant vos courses au supermarché…

Bonne lecture !

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 29 juin 2009| icon31 Commentaire »
juin 25

Nous avons déjà plusieurs fois traité de la traduction collaborative dans ces colonnes, essentiellement au sujet de Facebook, qui a fait traduire son interface utilisateur (environ 150 000 mots) dans 52 langues de cette façon.

C’est aujourd’hui au tour de LinkedIn, le réseau social professionnel américain, de s’intéresser à la question. Le site a fait parvenir aux traducteurs professionnels inscrits chez lui une enquête sur l’éventualité de participer à un tel projet. La réaction ne s’est pas faite attendre ! Outrés, la plupart des traducteurs professionnels sollicités ont réagi assez violemment, allant jusqu’à créer un groupe dédié (Translators against Crowdsourcing by Commercial Businesses), comme le relate Matthew Benett sur son blog (LinkedIn Infuriates Professional Translators: 10 Big Questions). Nataly Kelly, de Common Sense Advisory, fait une analyse intéressante, modérée, et équilibrée de l’histoire sur le blog Global WatchTower, en expliquant dans le détail le point de vue habituel des traducteurs, qui craignent avec raison une nouvelle dévalorisation de leur métier par ces pratiques, et celui des donneurs d’ordre, qui souhaitent surtout réduire le temps de mise sur le marché de leurs produits. L’article est vraiment intéressant, et cela vaut la peine de le lire quand on craint que la traduction collaborative ne soit la principale menace en matière de traduction (bien supérieure selon moi à la traduction automatique).

Et c’est aussi très intéressant de confronter ce papier à une autre nouvelle récente, publiée sur le blog de l’Atelier (Le web social s’attelle à la réduction des coûts de traduction). La société japonaise Anydoor a mis en place une plate-forme collaborative Conyacc auto-promue « world first social translation service ». Il s’agit de poster des demandes de traduction à plusieurs traducteurs « volontaires » (tout un chacun étant libre de s’inscrire dans cette catégorie d’utilisateurs). Les traductions proposées font l’objet d’un vote par le « client », et la « meilleure » remporte la mise, exprimée en points Conyacc, chaque point valant 0,007 euros… Les autres ne sont pas payées.

Voilà exactement le type de plate-forme collaborative de traduction dont tous les professionnels redoutent la généralisation ! Un système qui méconnaît complètement le processus de traduction lui-même, et encourage le travail bénévole et la production de textes médiocres à usage professionnel.

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juin 24

Dans le cadre d’un cours que j’ai donné à l’Université d’Evry Val d’Essonne, j’ai présenté les témoignages de plusieurs traducteurs indépendants sur leur métier. Trois traducteurs, trois visions du métier, plus ou moins positives, plus ou moins enthousiastes. Ce cours (« Devenir traducteur indépendant ») étant destiné à des étudiants de Master en Traduction spécialisée sur le point de s’installer en freelance, j’avais synthétisé ces témoignages. Je livre ici les versions « brutes de décoffrage » : accrochez-vous !

John Antony, traducteur FR-EN, 23 ans de métier.
En « freelance », on est effectivement un travailleur indépendant. Comme dans toutes situations, on peut identifier des avantages et des inconvénients.

Les avantages qui me viennent à l’esprit :

  • On travaille chez soi, selon les horaires que l’on choisit
  • On est libre d’accepter ou non un travail
  • On n’est pas soumis à une hiérarchie autre que celle qui régit une relation « client-fournisseur », qui est différente de celle qui régit les relations « supérieur-subalterne »,

MAIS, il faut bien parler des inconvénients… :

  • Toute traduction est pour avant-hier…
  • Nous travaillons essentiellement avec des agences, et toutes ne sont pas aussi bien « établies » … financièrement,
  • Le travail va et vient, si bien qu’il est difficile de planifier à l’avance : c’est tout ou rien,
  • Il n’y a guère de week-ends, jours fériés, etc… On peut difficilement refuser des travaux de manière répétitive, parce que l’on se retrouve … sans travail !
  • Il existe une concurrence féroce de la part d’agences – en particulier dans le sud-est asiatique – qui pratiquent des tarifs absurdes et font souvent du très mauvais travail qui fait du tort à nous tous (comme on dit en France, « …tous les mécaniciens sont des escrocs, sauf 99,5% d’entre eux… !!! »…

Mes recommandations :

  • Savoir définir – et se tenir à ses compétences : personne ne sait « tout »…,
  • Respecter les délais scrupuleusement,
  • S’assurer que le lecteur de la traduction va comprendre de quoi il s’agit, même s’il faut parfois préciser que l’on n’a pas trouvé la traduction exacte d’un terme, d’une expression, …,
  • Ne pas hésiter à questionner le client si on a un doute sérieux,
  • Laisser « reposer » une traduction pendant quelques heures (si l’on peut) avant de la revoir et de corriger éventuellement des détails,
  • Le client n’a pas toujours raison…
  • Pour un nouveau client, demander les coordonnées bancaires et faire vérifier par son propre banquier la fiabilité du client : c’est une des rares opérations qui ne coûte rien ( ! ), et même s’il ne vous donnera aucun détail, il vous dira « allez-y » ou « faites attention »…

Patrick Thibaut, traducteur EN-FR, 20 ans de métier.
Ce qui me plait dans ce métier. Je pourrais décrire ce qui me plaisait naguère dans ce job, mais je ne suis pas sûr du tout que ça me plaise encore ! J’assiste depuis quelques années à une paupérisation croissante du métier de traducteur, avec une chute des prix de 30 à 40 % et son corollaire, une indifférence grandissante des clients, y compris de nombreuses agences, pour la qualité. On pourrait même parler de prolétarisation, puisqu’avec différentes « innovations » comme les TM en ligne sur le site du client (voir Idiom), nous ne posséderons bientôt même plus nos outils de travail. Je suis retombé récemment sur l’étude annuelle de la SFT pour l’année 1999. On gagnait bien mieux sa vie à l’époque.

Pourquoi je pense que ça vaut la peine de le faire aujourd’hui. A mes yeux, et pour l’instant en tout cas, ce métier est moribond. Si je conseillais à un petit jeune de faire ce métier, j’aurais l’impression d’être le gars qui en 1900 conseillait de devenir cocher de fiacre. Ou épépineuse de groseilles (si, si, ça existait !)

La qualité principale pour s’y trouver bien. Je vais encore faire preuve de cynisme : la qualité principale *pour le faire bien* serait le goût du travail bien fait, de la qualité et de la bonne expression. Mais la qualité principale *pour s’y trouver bien* serait d’accepter d’être taillable et corvéable à merci, d’être prêt à bientôt gagner moins qu’un employé d’administration tout en travaillant deux fois plus, avec  ici encore un corollaire : se foutre de la qualité finale en se retranchant derrière le « you get what you pay for »…

/Mon conseil aux débutants.
a) Lire, lire, lire. Dans toutes les langues qu’il pratique, dans sa langue « source » bien entendu, mais aussi et surtout dans sa langue « cible » maternelle. Quand je fais de la correction, je suis souvent  effaré par des fautes  de syntaxe, voire de grammaire, sous la plume de « professionnels » du langage. Emplois plus qu’hasardeux du subjonctif, pauvreté du vocabulaire. Je ne dis pas qu’on devrait écrire comme Flaubert, mais je vois venir le jour où certains pondront des « traductions » dans le style SMS.
Et quant à la partie traduction, je ne parle pas des approximations, des erreurs tellement grossières qu’on se demande comment quelqu’un a pu taper ça sans sourciller. Comment croyez-vous que la plupart des débutants traduisent « You may want to… » ?  Vous pensez qu’ils vont perdre du temps à se demander s’il n’y aurait pas une expression plus adaptée en français ?
Si je m’étais mis ces dernières années à faire un florilège des plus belles inepties que j’ai vu passer, j’aurais de quoi vous alimenter un cours entier sur ce qu’il ne faut pas faire.

b) Apprendre la méditation transcendantale et avoir un métier/gagne-pain complémentaire au cas où… Ou un(e) petit(e) ami(e) pour assurer les lendemains qui chantent.
Comme vous le voyez, je ne suis pas d’un fol optimisme pour l’avenir, et je crois que j’aurais déjà changé de métier si j’avais trouvé autre chose. Ou de pays : quand les salaires sont au niveau du tiers-monde, il ne reste plus qu’à se réfugier dans le tiers-monde ! Une des deux alternatives viendra peut-être.

Renata Cikanaité, traductrice FR-LI, 7 ans de métier.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Traducteurs
icon4 24 juin 2009| icon35 Commentaires »
juin 18

Très intéressant témoignage de Catherine Terrettaz, interrogée sur les métiers du doublage et du sous-titrage. Ou comment traduire… sans traduire !

Les contraintes techniques du sous-titrage interdisent les textes trop longs, et forcent par conséquent à se centrer sur le message essentiel en éliminant tous les détails, un aspect très bien expliqué par cette professionnelle québecoise vivant en Suisse. Son parcours professionnel est d’ailleurs tout aussi passionnant, puisqu’elle vient du théâtre. Bref, ce témoignage, recueilli par Mathieur Loewer, est à lire sur le site du Courrier.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Traducteurs
icon4 18 juin 2009| icon32 Commentaires »
juin 15

Common Sense Advisory publie un compte-rendu rapide du salon Localization World, qui s’est tenu à Berlin la semaine dernière, et réunissait plus de 400 professionnels.

Les innovations sont beaucoup plus nombreuses que prévu, dans tous les domaines : qualité, communautés, mémoires de traduction, traduction automatique, localisation… Nombreux sont les outils qui ont été revus de fond en comble pour améliorer leurs performances ou leur facilité d’utilisation. Nous parlions récemment de SDL Trados et de Systran, mais les autres acteurs du marché ne sont pas en reste.

Atril lance une nouvelle version de DéjàVu, across présente son nouveau serveur, Alchemy la dernière mouture de Catalyst, etc. Mais bien sûr, c’est Google qui a créé l’événement avec le Google Translator’s Toolkit, que nous présentions récemment dans ces colonnes.

Et les consultants de Common Sense Advisory de prédire une nouvelle ère dans la technologie linguistique. Pas moins!

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juin 10

Nous l’avions déjà évoqué plusieurs fois sur ce blog par le passé, et… ça y est ! Google lance le Google Translator Toolkit, un nouvel outil qui semble constituer la première pierre du service Google Translation Center, ou, tout simplement, le remplacer intégralement. En effet, l’accès à la version d’évaluation du service renvoie vers la page d’accueil du Toolkit.

Le Toolkit agit à la fois comme une mémoire de traduction et comme un moteur de traduction automatique. Il permet au traducteur de charger un fichier et de le traduire segment par segment, d’une façon très semblable à SDL Trados, Wordfast, Similis ou DéjàVu pour ne citer que ses principaux compétiteurs. Lorsque le segment est trouvé dans une des mémoires de traduction disponibles, c’est le segment cible correspondant qui est renvoyé à l’utilisateur en colonne de droite. Si le segment n’est pas reconnu, Google renvoie une traduction automatique issue de son moteur. Toutefois, si le traducteur refuse de faire appel à la traduction automatique, la phrase source s’affiche à la place du segment-cible pour permettre au traducteur de travailler par écrasement.

Mais Google ne se contente pas de concurrencer les éditeurs de logiciels de mémoires de traduction. Il va plus loin encore puisqu’il encourage les traducteurs à partager leurs mémoires. Dès qu’une mémoire est publiée, elle s’aggrège à la mémoire de traduction « globale », d’où proviennent les suggestions cibles renvoyées à tous les travaux de traduction. Tous les traducteurs peuvent noter la traduction de telle ou telle phrase issue de la mémoire globale ou des mémoires partagées auxquelles ils ont accès, cette note étant ensuite utilisée pour hiérarchiser les résultats des recherches de segments. Chaque traducteur gère autant de mémoires qu’il le souhaite dans son environnement (le workbench…). Les travaux déjà réalisés avec d’autres outils ne sont pas perdus, puisque les mémoires de traduction existantes peuvent être téléchargées dans le Toolkit à condition d’avoir été enregistrées au format TMX, et de ne pas dépasser les 50 Mo*. La mémoire globale et les mémoires partagées alimentent bien entendu le système d’apprentissage du moteur de traduction statistique de Google Translate, qui se perfectionne ainsi sans cesse.

Comme l’outil cible en particulier les traducteurs professionnels indépendants, il est facile d’importer des glossaires (au format CSV), dont le contenu est disponible en cours de traduction. Comme toujours avec Google, l’interface est d’une simplicité enfantine, et personne n’aura de difficulté à la prendre en main.

Pour l’instant, le Google Translator Toolkit n’est disponible que pour l’anglais en langue source, et 47 autres langues en langue cible. Il est aussi possible que la question des droits d’exploitation du contenu posté par les utilisateurs ne soit pas encore réglée. Mais l’outil est disponible et il va sûrement contribuer à modifier profondément la façon de traduire et de vendre les services de traduction professionnels. Les agences de traduction ont sans doute une réflexion approfondie à mener sur la question.

Plus d’informations sur Blogoscopped, et sur Google Blog

Vidéo de présentation du Toolkit :

*Merci à Nicolas (<a href= »http://www.anotherword.fr/ »>http://www.anotherword.fr/</a>) d’avoir signalé mon erreur : j’avais lu 50 Go, mais c’est « seulement » 50 Mo, ce qui fait quand même pas mal pour une mémoire en TXT…

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juin 5

Le 14 mai dernier, SDL présentait devant une salle bondée de l’hôtel Méridien Montparnasse la dernière version du logiciel à mémoire de traduction SDL Trados Studio 2009. Le public, une petite centaine de professionnels représentant principalement des agences de traduction et de grandes entreprises, était très concentré sur les propos des représentants de SDL. L’attention était à son comble pendant la démonstration du logiciel, menée par Nadège Do Carvalho. Les questions fusaient bien avant la fin du show, tant les nouveautés semblent prometteuses.

Faciliter l’utilisation du logiciel

Trados n’a plus rien à voir avec la multitude de programmes distincts à l’interface accablante et si peu pratique que nous connaissions. C’est enfin un logiciel dont toutes les fonctions sont accessibles au sein d’un environnement utilisateur unifié et organisé selon une logique facile à comprendre et à maîtriser. Le nouveau Studio reprend les principes de présentation qui ont fait le succès de logiciels comme Adobe Dreamweaver, Microsoft Outlook ou, dans le monde de la localisation, Microsoft Helium - mais très améliorés. La barre de gauche est structurée selon plusieurs grandes catégories d’actions, qui sont menées dans la partie centrale de l’écran. Et si la surface de votre écran est trop réduite, rien n’empêche de travailler simultanément sur plusieurs écrans. La gestion de projets, l’analyse des fichiers, la traduction ou la révision bénéficient d’une présentation similaire, qui simplifie fortement la prise en main.

Cette prise en main facilitée se décline à plusieurs niveaux. Le principe ? L’utilisateur - chef de projet ou traducteur - dispose à tout instant de tous les outils nécessaires à son travail. Par exemple, toutes les fonctions de gestion de la terminologie sont regroupées au sein de l’environnement d’édition. Les termes du texte source qui figurent dans le glossaire s’affichent en contexte, avec leur traduction, juste au-dessus du texte où ils sont employés. Un clic, et l’expression cible s’insère dans le segment en cours de traduction. Difficile d’oublier le glossaire ! Mieux encore : une liste des suggestions s’affiche en cours de frappe à l’emplacement du curseur si les premières lettres tapées correspondent à une traduction existante. Un clic, et la solution choisie est insérée dans le texte cible. Ces suggestions automatiques accélèrent la traduction des sous-segments répétés dans le texte. Autre facteur d’accélération, les segments répétés sont automatiquement propagés dans tout le texte, une fonction visiblement inspirée des produits concurrents. Quant aux segments non-reconnus, ils sont envoyés en traduction automatique à SDL Translation Server, dont la proposition s’affiche à l’emplacement du segment cible pour modification par le traducteur.

Améliorer la productivité de traduction

Toutes ces innovations ont un effet sensible sur la productivité. À commencer par l’environnement d’édition, dont les balises ont disparu, et qui affiche tous les fichiers de façon identique, quel que soit leur format : Word, PDF, HTML, etc. On est vraiment très loin de l’époque où il fallait employer tantôt TagEditor tantôt Word tantôt des convertisseurs ! Par exemple, le formatage des termes, les balises, les éléments transposables ou variables (dates, nombres, etc.) sont appliqués et adaptés en un seul clic à la phrase cible. Le correcteur orthographique personnalisable fonctionne en temps réel, au fur et à mesure de la frappe, et souligne les mots incorrects pour faciliter leur révision en cours de traduction. Le contrôle qualité (QA) pointe les incohérences de traduction au même moment. D’ailleurs, il est facile de savoir à quoi ressemblera le document final, puisqu’on peut à tout moment l’afficher en mode aperçu : il est alors présenté sous sa mise en page définitive dans une fenêtre séparée.

La création et la gestion des mémoires de traduction ont, elles aussi, été considérablement perfectionnées. Le nouveau moteur RevleXTM intègre aux mémoires des informations de contexte destinées à améliorer la qualité des correspondances à 100%. Les recherches de concordances, qui effectuent des recherches de correspondances partielles à la fois dans la source et la cible, bénéficient aussi de la nouvelle structure des mémoires. Enfin, il est désormais possible d’exploiter plusieurs mémoires de traduction en même temps, et non plus seulement une mémoire de projet et une mémoire d’arrière-plan. SDL encourage d’ailleurs clairement la constitution de nombreuses mémoires de projet, plus petites et plus faciles à manipuler que les très grandes mémoires qui stockent en un seul endroit le résultat de nombreux travaux de traduction. L’interface de maintenance des mémoires a été revue en conséquence.

Simplifier la gestion des projets de traduction

Les fonctions de gestion de projets sont elles aussi repensées dans le sens d’une plus grande productivité. Les modèles de projet, personnalisables, définissent l’ordre dans lequel mener les opérations automatisables de préparation des fichiers et les paramètres à appliquer. L’application d’un modèle de projet permet à Trados de réaliser les tâches prédéfinies simultanément : l’analyse des fichiers, leur pré-traduction, et le décompte des mots peuvent tourner en même temps sur un ensemble de fichiers. Et il n’est plus nécessaire d’attendre la fin d’une opération sur le premier fichier de la liste pour appliquer la même opération au fichier suivant : tout va beaucoup plus vite. Après préparation, SDL Trados Studio crée des packages en répartissant les fichiers en fonction des traducteurs sélectionnés, du temps alloué à la traduction, et de la taille de chaque fichier. Puis, il prépare les e-mails destinés aux traducteurs, auxquels il joint la date de remise et le package, qui contient les fichiers à traduire, la mémoire de traduction, les dictionnaires de suggestions automatiques, les commentaires et les bases terminologiques. Le tout se déroule en liaison avec Microsoft Outlook.

SDL Trados Studio 2009 est disponible en plusieurs versions : l’édition Freelance, dont les fonctions de gestion de projet sont absentes, l’édition Professional, et une édition client-serveur, destinée aux entreprises. Les mises à jour à partir des versions précédentes (SDL Trados 2007, 2006, et même Trados 7 et SDLX 2005) sont vendues à des tarifs préférentiels. Par exemple, la mise à jour à partir de SDL Trados 2007 Freelance Edition vers SDL Trados Studio 2009 Freelance Edition coûte environ 200 €HT.

Il conviendrait de tester la nouvelle version de Trados en profondeur avant de donner une opinion. Pourtant, il faut aussi reconnaître les efforts fournis : le nouvel environnement, attendu depuis longtemps, constitue une vraie bonne nouvelle. Les nombreuses commandes destinées à accroître la productivité et à simplifier la vie des chefs de projet comme des traducteurs sont aussi les bienvenues. La gestion en natif de très  nombreux formats de fichiers, dont les fichiers PDF, promet aussi des gains de temps appréciables. En ce qui nous concerne, nous sommes conquis, et heureux à l’idée de travailler sous peu avec un logiciel réellement pensé pour les professionnels de la traduction. Et nous ne manquerons pas de communiquer à SDL nos futures suggestions d’amélioration en les postant sur le site http://ideas.sdltrados.com !

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juin 3

Comme chaque année, Common Sense Advisory a récemment publié ses prévisions pour le marché mondial de la traduction. Désormais basées sur les résultats des 30 premières sociétés de traduction mondiale, elles sont légèrement moins optimistes que l’année dernière, puisqu’elles valorisent en 2009 le marché à 15 milliards de dollars au lieu de 16,7 milliards. La baisse du taux de croissance retenu est appliquée aux années suivantes, et le marché de 2012 ne vaudrait « que » 22,5 milliards de dollars au lieu des 25 milliards anticipés l’an dernier.

Région

PDM 2009
(M$)
2010
(M$)
2011
(M$)
2012
(M$)
2013
(M$)

Europe

43%

6 468

7 331

8 409

9 703

10 781

U.S.A.

40%

6 074

6 884

7 896

9 111

10 123

Asie

12%

1 735

1 965

2 255

2 601

2 891

Reste du Monde

5%

722

818

939

1 083

1 203

Total

100%

15 000

17 000

19 500

22 500

25 000

Table 1: Projected Language Services Revenues for 2009-2013 in U.S. Millions of Dollars
Source: Common Sense Advisory, Inc.

Avec 22,6% en 2008, la croissance moyenne des acteurs principaux reste toutefois très élevée, même s’ils ne captent ensemble que 26% du marché total, soit 3,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Enfin, les Etats-Unis et le Royaume-Uni concentrent à eux seuls 77% du chiffre réalisé par les plus grands acteurs, le solde provenant du reste de l’Europe et d’Asie.

Rang Société Pays CA en M$ Employés Bureaux Statut
1 Global Linguist Solutions, LLC* US

691,00

6 500

6

Privée
2 Lionbridge Technologies US

461,00

4 500

40

Cotée
3 L-3 Communications (LOTS) US

434,59

1 049

1

Cotée
4 SDL International UK

294,54

1 981

55

Cotée
5 Language Line Holdings US

212,64

4 719

7

Privée
6 TransPerfect / Translations.com US

204,77

1 115

56

Privée
7 STAR Group* CH

164,83

910

42

Privée
8 SDI Media Group US

140,00

800

1

Privée
9 Purple Communications, Inc. US

130,08

577

5

Cotée
10 euroscript international S.A. LU

129,03

1 267

32

Privée
11 Xerox Global Services* UK

113,74

506

9

Cotée
12 RWS Holdings PLC UK

106,76

451

12

Cotée
13 CLS Communication CH

57,62

360

14

Privée
14 Manpower Business Solutions NL

55,91

150

7

Privée
15 Semantix A/B SE

53,26

160

10

Privée
16 Logos Group IT

50,22

135

17

Privée
17 thebigword Group UK

49,90

270

9

Privée
18 Welocalize, Inc. US

49,86

402

12

Privée
19 AAC Global Corporation FI

48,99

304

14

Cotée
20 Moravia Worldwide CZ

42,80

446

12

Privée
21 Honyaku Center Inc. JP

42,68

193

7

Cotée
22 Jonckers Translation & Engineering s.a. BE

37,21

280

13

Privée
23 hiSoft Technology International Ltd. ZH

35,10

926

16

Privée
24 HP ACG FR

30,06

150

9

Cotée
25 Merrill-Brink International US

30,02

100

4

Privée
26 Crestec, Inc. JP

28,56

511

22

Privée
27 CBG Konsult AB SE

28,54

180

9

Privée
28 VistaTEC Ltd. IR

27,23

102

5

Privée
29 Telelingua Group BE

21,98

135

5

Privée
30 SEPROTEC Translations ES

20,12

358

15

Privée
Table 2: Top 30 Language Service Providers Worldwide for 2008 (* estimated)
Source: Cited Companies and Common Sense Advisory, Inc.

Peu de changments donc, à part les habituelles concentrations, mais le rapport synthétique vaut la peine d’être lu.

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icon4 3 juin 2009| icon32 Commentaires »

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