déc 12

Difficile de ne pas signaler cet article paru dans la version électronique du Figaro ! Intitulé « Eloge de la traduction » (!), ce point de vue sur la langue française mérite qu’on s’y arrête. Voici par exemple un extrait :

« Mais il y a aussi le choix des mots, des nuances, la construction des phrases et leur couleur, leur niveau, qui font de la traduction d’une langue vivante le plus puissant outil d’enseignement de la langue maternelle. La contrainte est là, permanente, d’elle jaillit la lumière. À l’heure actuelle, les écrivants en français qui connaissent le mieux, le plus profondément, la langue française, ce sont les traducteurs professionnels – et de très loin ! »

A lire, donc !

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Revue de presse, Traducteurs
icon4 12 déc 2008| icon3Aucun commentaire »
déc 12

Traducteurs professionnels, débutants ou confirmés, vous aurez tout intérêt à prendre connaissance de la communication donnée par Jean-Marie Le Ray pendant le colloque intitulé « Traduction : de la formation à la profession » qui s’est tenu les 28 et 29 novembre à Hammamet et était organisé par l’ISLAIN (Institut Supérieur des Langues appliquées et d’informatique de Nabeul) et le CNT (Centre National de la Traduction).

Jean-Marie Le Ray intervenait sur le thème Les enjeux de la traduction : de la formation à la profession et sa présentation, qu’il a mise à disposition de tous en téléchargement sur Slideshare, est bourrée d’informations. Son intervention s’articule autour de deux idées maîtresses : utiliser Internet et passer de la formation à l’emploi. Il propose pour cela une méthode originale, qui consiste à réaliser son propre bilan SWOT (un outil bien connu des écoles supérieures de commerce : Forces, faiblesses, menaces, opportunités), et à exploiter le résultat pour décider de sa stratégie de pénétration du marché de l’emploi.

Enfin, cette présentation est une véritable mine de liens vers des ressources, qu’il s’agisse de localisation de jeux vidéo, de guides d’achat de la traduction, de statistiques métier… Tout n’y est peut-être pas, mais il y a vraiment beaucoup d’informations d’intéressantes. Bref, une présentation à découvrir et à exploiter.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Marché de la traduction, Traducteurs
icon4 12 déc 2008| icon31 Commentaire »
déc 11

Je reproduis ci-dessous un article trouvé dans L’Express du 4 décembre 2008, sous la plume d’Anne Vidalie.

En français, please !
Certaines entreprises abusent-elles de l’anglais ? Un procès relance le débat.

Version française contre version originale, acte II. Le litige qui oppose, pour la deuxième fois en dix-huit mois, le syndicat CFTC d’Europ Assistance à l’entreprise devant le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre relance la polémique sur l’usage excessif de l’anglais dans les sociétés françaises.
Le 27 avril 2007, les juges avaient condamné Europ Assistance à mettre à la disposition de ses salariés la version française de ses logiciels en anglais (voir l’Express du 19 avril et du 13 mai 2007). La direction n’avait pas fait appel.
Le 5 décembre, le TGI tranchera la nouvelle discorde, qui répond cette fois au doux nom d’Hyperion Financial Management. « Il s’agit d’un logiciel de consolidation financière, tout en anglais, précise Muriel Tardito, délégué syndicale CFTC d’Europ Assistance. Un guide d’utilisation en français nous a été refusé. »
L’affaire s’est gâtée lorsque la responsable de la comptabilité s’est vue accuser de multiples erreurs dans son travail. « Nous avons alors décidé de saisir une nouvelle fois le TGI, poursuit Muriel Tardito. L’utilisation d’outils et de documents en anglais ne doit pas se retourner contre le personnel faute de compréhension suffisante de cette langue ! »
L’argumentaire de l’avocat de la CFTC, Philippe Lapille, n’a pas varié d’un iota : « Comme en 2007, nous demandons l’application du Code du travail. L’employeur doit traduire en français « tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance lui est nécessaire pour l’exécution de son travail ». Une nécessité qui s’impose, même si l’entreprise forme ses salriés aux langues étrangères. »
Anne Vidalie

Ci-dessous la dépêche AFP du 5 décembre, qui annonce le jugement.

Le tribunal de Nanterre, saisi par le syndicat CFTC, a ordonné vendredi à Europ Assistance France de traduire en langue française un logiciel de comptabilité qui n’avait été mis à disposition des salariés qu’en anglais, selon un jugement dont l’AFP a eu copie.
Le jugement, rendu par la 2e chambre civile du tribunal de grande instance (TGI) est assorti d’une astreinte de 5 000 euros par jour de retard, passé un délai de 3 mois à compter de vendredi.
La filiale de l’assureur italien Generali devra également verser 1 euro de dommages-intérêts à la CFTC et 3 000 euros au titre des frais de procédure.
Selon le tribunal, qui s’appuie sur le code du travail (article L 1321-6), « l’employeur doit fournir une version française de tous les documents nécessaires aux salariés pour l’exécution de leur travail, excepté s’il s’agit d’un document reçu de l’étranger ou destiné à des étrangers ».
Lors de l’audience, le 31 octobre dernier, l’avocate d’Europ Assistance, Me Estelle Dapoigny avait fait valoir que les salariés concernés, peu nombreux à utiliser ce logiciel, avaient reçu une formation, qu’ils disposaient d’un guide d’utilisation et que personne ne s’était plaint depuis sa mise en place, en 2005. Personne à l’exception d’une salariée, dont l’avocate avait souligné un « problème individuel » de « compétence ».
Le tribunal estime que le faible nombre de salariés à utiliser le logiciel ne constitue pas un motif de dispense de son obligation légale pour Europ Assistance, qui avait déjà été condamnée dans une affaire similaire en avril 2007.

…Il est probable que Europ Assistance se retournera vers Oracle, qui a racheté Hyperion il y a peu, et exigera la localisation du logiciel. A l’heure actuelle, si l’on visite le site d’Oracle à la recherche d’informations sur la suite Hyperion, tout laisse penser qu’elle n’est pas traduite. Ce qui est surprenant, Oracle faisant partie des grands clients traditionnels des sociétés de localisation.

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déc 10

Traducteurs, j’espère que vous connaissez déjà le site « Profession Traducteur » de Daniel Gouadec, le Directeur du CFTTR (Centre de formation de traducteurs, terminologues et rédacteurs ) à l’Université de Rennes 2, et Responsable du DESS « Langues et Techniques » au sein de la même Université. Daniel Gouadec ne se contente pas d’enseigner la traduction ; il consacre beaucoup de temps à animer le milieu professionnel au travers de nombreux organismes, programmes et séminaires, et mène une réflexion approfondie sur le métier, qui se retrouve dans les nombreux ouvrages dont il est l’auteur. Et il est aussi le webmestre de plusieurs sites Web dédiés à la traduction professionnelle, dont « Profession Traducteur », qui contient la table des matières de son ouvrage éponyme et recense de nombreux liens utiles et intéressants pour nous tous. Ressources terminologiques, offres d’emploi, aides à l’installation, informations diverses : Profession Traducteur constitue un excellent point de départ pour toutes vos recherches, et mérite une place à part au sein de vos favoris

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déc 9

La nouvelle interface utilisateur de WordfastLes acheteurs de Wordfast 5.5, désormais appelé « Wordfast Classic », bénéficieront d’une licence gratuite de Wordfast 6.0 lors du lancement de la version commerciale, courant 2009. Cela revient à économiser 20% sur le prix du logiciel. En effet, Wordfast Classic et Wordfast 6.0 seront vendus ensemble pour 300€ à partir de janvier 2009. Jusqu’au 31 décembre 2008, les acheteurs de Wordfast 5.5 paient le prix actuel (250€), et obtiendront une licence de Wordfast 6.0 dès sa sortie. Pour profiter de cette offre, il vous suffit de vous rendre sur le site de traduction de Wordfast.

Cela en vaut-il la peine ? Honnêtement, même à 300€, Wordfast Classic constitue un excellent achat à lui seul pour tous les travaux de traduction réalisés dans Word. Les traducteurs qui ne sont pas équipé de SDL Trados, et ne peuvent donc pas participer à des projets nécessitant une Mémoire de traduction, ont tout intérêt à acheter Wordfast. Les fonctionnalités sont équivalentes à celles de Trados, avec un paquet de bugs en moins, et on accède à la VLTM. Mieux encore, ceux qui connaissent vraiment bien Word peuvent exploiter le potentiel étonnant des PlusTools : combinés à Wordfast, ce sont de vrais accélérateurs de traduction.  Bref, Wordfast 5.5 en vaut la peine, aucun doute là-dessus.

En ce qui concerne la version 6.0, que j’ai commencé à tester, je serai moins élogieux. Il faut bien sûr attendre la version définitive pour se prononcer, mais je n’ai pas été séduit par le logiciel. Entre les fonctions manquantes (comme la pré-traduction en une passe de tout le texte ou l’interfaçage avec des outils de traduction automatique) , celles qui n’ont pas marché chez moi (impossible d’enregistrer un gros fichier Powerpoint après traduction, très difficile d’ouvrir pour traduction certains fichiers .HTM alors que d’autres ne posent aucun problème), et des choix qui m’ont semblé infondés (pourquoi n’existe-t-il pas de filtre pour les fichiers Excel ? pourquoi définit-on un projet puisque le ce projet n’est aucunement lié à des fichiers source ?), je reste pour le moins dubitatif. Un bémol : je reconnais que mon test était un peu léger et pas suffisamment approfondi. Mais je me suis littéralement fait jeter lorsque j’ai demandé une présentation destinée aux agences de traduction en passant par le formulaire du site Web: j’avais eu le tort de présenter ma requête en français*… La prochaine fois, j’enverrai directement un mail à Yves Champollion, qui est bien plus sympa que les gars de son service support.

Bon, tout cela n’enlevant rien à Wordfast 5.5 « Classic », achetez-le, et faites-moi connaître votre opinion au sujet de Wordfast 6.0 quand la version définitive sortira !

*Oui, je sais, il est demandé de rédiger sa demande en anglais… mais c’est indiqué sur la page affichée après l’envoi du formulaire, et non sur celle d’avant.

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déc 3

L’équipe « Traduction automatique » de Microsoft a publié deux billets intéressants sur son blog dans les dernières semaines. L’un d’eux, titré « Politically Incorrect Machines » s’intéresse à la raison pour laquelle Live Translator a confondu les noms de deux hommes politiques appartenant à des partis antagonistes (un peu comme si « Nicolas Sarkozy » était traduit en « Ségolène Royal » par Google Translate…).

Afin d’expliquer la provenance de l’erreur, l’auteur du billet détaille les principes de fonctionnement des moteurs de traduction automatique statistiques. Il met notamment l’accent sur le poids, au sein de ce processus, de la fréquence des termes source et cible employés dans le corpus de textes utilisé comme référence. L’explication ne fait que quelques lignes, mais elle est très instructive. Vous pouvez aussi visiter ce lien-ci, qui renvoie sur des articles théoriques plus complets.

Un autre billet plus récent du même blog fait le point sur les divers outils de traduction automatique proposés par Microsoft, comme la traduction à partir d’Office ou d’Outlook, le traducteur de page Web, l’éditeur bilingue, etc.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Outils de traduction
icon4 3 déc 2008| icon3Aucun commentaire »
déc 1

Je sais bien que j’ai déjà parlé de Multilingual il y a peu sur ce site, mais je voudrais marquer le coup à nouveau à l’occasion de la publication du numéro 100 de leur magazine. Les articles de Multilingual ne sont jamais mauvais, mais ceux du numéro 100 sont carrément excellents.

Réunissant le point de vue de nombreuses personnalités du métier, le magazine se penche aussi bien sur les évolutions marquantes de ces vingt dernières années que sur la question de la diversité culturelle ou celle des révolutions technologiques en cours (oui, on y parle, fort intelligemment, de traduction automatique, mais pas seulement). Frank Bergmann, le fondateur de ]project open[, y commente la publication du code source de Globalsight, Nataly Kelly (de Common Sense Advisory) parle de l’automatisation des solutions d’interprétation, Adam Asnes (le fondateur de Lingoport) analyse l’impact de la récession en cours sur le marché de la traduction. Bref, tous les articles de ce numéro de Multilingual sont passionnants. Consultez-les en ligne sur http://www.multilingual.com/issueDetail.php ou, mieux, abonnez-vous: à 30 dollars, c’est donné!

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