nov 17

Si vous souhaitez vous inscrire à la Journée mondiale de la traduction, c’est maintenant ! Les inscriptions seront closes le 21 novembre. La Journée mondiale de la traduction se tiendra le vendredi 5 décembre 2008, au Cercle national des armées (Paris VIIIe). Pour vous inscrire, contactez la SFT (22, rue de la Pépinière, 75008 Paris, 01 42 93 99 96) ou rendez-vous sur la page http://www.sft.fr/page.php?P=fo/public/evenement/accueil/index, sans oublier de créer votre compte utilisateur auparavant.

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nov 15

Connaissez-vous Multilingual Computing ? Il s’agit d’une des principaux sites de traduction sur le marché de la traduction, de la localisation et des outils linguistiques.

Avant tout, c’est un beau magazine imprimé, publié depuis 1987, qui sort chaque trimestre et auquel on peut s’abonner dans une soixantaine de pays. Nous le recevons régulièrement, et le lisons avec attention: il est plein d’articles fouillés sur de très nombreux aspects du marché. Au sommaire du dernier numéro, on trouvait par exemple un article sur les petites traductions de la vie quotidienne, une enquête sur les dix points-clefs de l’internationalisation, une présentation du marché américain de la traduction, etc. Le magazine vient avec plusieurs guides hors série et en particulier un annuaire annuel très fouillé des principaux acteurs du marché.

Une newsletter électronique bimensuelle complète le magazine et publie des informations récentes concernant les agences de traduction, les grands clients, les postes ouverts (en général des jobs de direction), les sorties de logiciels, etc.

Le site Web (http://www.multilingual.com) est mis à jour quotidiennement, et reprend la liste des ressources de l’annuaire annuel. Certains articles du magazine sont aussi repris sur le site: le visiter est une bonne manière de faire connaissance avec Multilingual avant de s’abonner.

Blogos est un des principaux blogs spécialisés sur le marché de la traduction, lui aussi alimenté par l’équipe de Multilingual.

Enfin, Multilingual organise la conférence Localization World en coopération avec The Localization Institute. Les principaux acteurs du marché (grands clients et grandes agences) se rendent régulièrement à Localization World pour échanger et réseauter.

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nov 14

Un petit billet pour signaler la réaction de Renato Beninatto, qui anime son propre blog (Localization Industry 411) quand ses activités à Common Sense Advisory lui en laissent le temps. Il reprend l’anecdote du panneau routier bilingue gallois (dont on parlait ici récemment), qu’il associe à de nombreux autres exemples plus ou moins drôlatiques de traductions ratées, et en tire quelques conclusions roboratives.
Je vous laisse aller lire le détail, mais je ne résiste pas au plaisir de les résumer ici :

  • la traduction est un métier de professionnels ;
  • la traduction automatique est un outil d’amélioration de la productivité destiné à des traducteurs maitrisant la langue de destination du produit ;
  • les panneaux et autres indicateurs fourmillent d’erreurs de traduction depuis toujours (allez visiter la page d’exemples à laquelle il renvoie) ;
  • et, ma préférée : on ne parle que des mauvaises traductions, jamais de celles qui sont réussies. Ce qui me donne l’idée suivante : racontez-moi vos histoires de bonnes traductions, et je promets de m’en faire l’écho sur L’Observatoire de la traduction !

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nov 13

Un mot pour signaler la publication par la SFT de son enquête annuelle sur les traducteurs et leurs tarifs. Je ne connaissais pas cette étude, que je ne saurais trop conseiller d’aller télécharger*, et de lire. Elle complète remarquablement bien l’enquête du CNET, dont nous parlions en septembre dernier ici, et fourmille d’informations intéressantes. On y trouve par exemple les domaines de spécialisation les plus fréquents (40% des traducteurs spécialisés ont pour domaine de prédilection les industries et techniques, contre 16% le juridique, par exemple), les majorations tarifaires appliquées et leur motivation (urgence, travail de nuit..), les prestations autres que la traduction proposées par les traducteurs, la répartition de leurs travaux entre agences de traduction et clients directs, etc. Et en plus, il y a une enquête précise sur les prix pratiqués par les traducteurs indépendants, langue par langue ! Bref, c’est une vraie source d’informations, qui intéressera autant les traducteurs indépendants eux-mêmes que les donneurs d’ordres, services de traduction internes aux entreprises clientes ou agences de traduction. Un must read, donc.

*En espérant que le lien fonctionne: il n’a pas marché quand je l’ai testé pour écrire ce billet, et comme j’avais téléchargé l’enquête quelques jours avant, je ne sais pas ce que cela signifie. Si vous trouvez un meilleur chemin d’accès, je suis preneur.
**Mélissa indique le lien suivant comme fonctionnel : http://www.sft.fr/clients/sft/telechargements/file_front/491bbacf78221.pdf.

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nov 12

Quand on ne connaît pas la langue de destination du texte à publier (ou lorsqu’on ne mène aucune vérification), on court le risque d’assumer des erreurs parfois sérieuses. C’est ce que les Gallois parlant gallois ont pu constater en lisant le panneau routier ci-dessus. En anglais, pas de problème. Mais en gallois, l’inscription signifie : « Je ne suis pas au bureau pour le moment. Prière d’envoyer tout ouvrage qui doit être traduit. » Autrement dit, c’est le message d’absence du bureau du traducteur qui a été utilisé pour ce panneau, au lieu du texte qu’il aurait renvoyé, s’il avait été présent. On apprend cette anecdote grâce au billet de Mali Ilse Paquin, qui le reprend elle-même d’un article plus complet publié par BBC News.

Evidemment, c’est pitoyable. Mais j’y vois une autre raison de s’inquiéter. Si l’on a pu confondre le message d’absence du bureau émis automatiquement par la messagerie électronique d’un traducteur avec le texte que ce traducteur aurait dû renvoyer, cela signifie que la personne chargée de récupérer le texte traduit a trouvé normal de recevoir une réponse quelques secondes après avoir fait sa demande, comme si le traducteur était en fait… une machine ! Il y a là un vrai problème de compréhension de notre métier par ses utilisateurs, non ?

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 12 nov 2008| icon31 Commentaire »
nov 11

L’excellent blog Another Word, déjà cité ici, publie un grand billet bourré d’informations sur les actualités du secteur de la traduction. Confiant dans la qualité de la veille réalisée par l’Observatoire, je pensais les connaître toutes… Eh bien, pas du tout ! Les infos d’Another Word sont vraiment complémentaires de celles publiées par l’Observatoire. Raison de plus pour aller les lire !

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 11 nov 2008| icon31 Commentaire »
nov 10

Systran, l’éditeur du célèbre logiciel de traduction automatique, annonce les résultats du troisième trimestre 2008, en baisse par rapport au troisième trimestre 2007, avec un CA cumulé sur neuf mois de 5,3M€, contre 6,8M€ l’année précédente, soit 20% de moins. Une baisse significative, donc, qui confirme notre précédent billet à ce sujet, mais que la société espère rattraper lorsqu’elle lancera la version 7 de sa suite de logiciels.

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nov 7

J’ai découvert récemment un groupe Yahoo déjà ancien, Eurêka, qui fait connaître des ressources linguistiques sous la forme d’une liste de diffusion, tout en exerçant une veille Internet dans tous les domaines liés à la langue. Eurêka analyse, évalue et fait ressortir les aspects des ressources repérées qui sont particulièrement aptes à faciliter la pratique professionnelle. Animé par Yvan Cloutier, le groupe existe depuis 1999, et constitue une véritable mine d’informations, avec plus de 700 participants et 10 000 messages postés. Allez-y, c’est ici : http://fr.groups.yahoo.com/group/eureka/.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Langue, Revue de presse
icon4 7 nov 2008| icon3Aucun commentaire »
nov 5

L’excellent Global Watch Tower publie un billet mi-ironique mi-désabusé intitulé « O innovative LSP, where Art you ? ». Après avoir lancé une enquête sur le mode de différenciation des agences de traduction et leur recherche d’innovation, Common Sense Advisory n’a reçu que trois réponses, dont le contenu n’est guère nouveau. Les agences de traduction, pourtant situées à la croisée des chemins hautement innovants de la recherche linguistique (Mémoires de traduction, outils de traduction automatique…) et technique (systèmes de gestion de production, CMS…) ne seraient-elles jamais innovantes ? En bref, est-on plan-plan ou modernes ?

J’ai tendance à penser que le secteur de la traduction réunit d’une part des personnes dont l’occupation principale (la traduction) consiste à être extrêmement concentrés pendant des heures sur des travaux dont ils ne sont pas l’auteur d’origine, et d’autres dont l’activité consiste à gérer toutes sortes de problèmes de natures très diverses à toute vitesse. Bref, on a d’un côté des producteurs qui travaillent en mode continu et de l’autre des gestionnaires qui travaillent par interruption. Les premiers ont tendance à avoir une vision conservatrice du métier, et c’est grâce à eux que la traduction est encore un métier de linguiste, dans lequel on s’abstient d’adopter n’importe quelle innovation. Les seconds ont tendance à chercher des solutions orientées productivité, automatisation, workflow, ils ont plus tendance à casser les codes, et c’est bien grâce à eux que le secteur de la traduction a adopté tant de nouveautés ces dernières années.

Ce clivage s’inscrit dans un contexte où tout un chacun peut installer sa société de traduction et obtenir du travail assez rapidement: il n’y a, vraiment, aucune barrière d’entrée dans ce secteur. Du coup (relisez Michaël Porter et toute la littérature sur la stratégie d’entreprise), la concurrence y est acharnée parce que les entreprises sont trop nombreuses ; c’est aussi pour cela qu’on voit tant et tant de rachats au fil des années, avec toujours autant d’acteurs au final. Or, la plupart de nos clients se font une idée fausse de notre métier, qui ne leur permet pas de différencier au premier abord une entreprise de traduction d’une autre. Autrement dit, il n’existe pas de différenciation dans la valeur perçue par le client. Malgré ce que dit Nataly Kelly, le principal (l’unique) facteur de différenciation perçu par le client, c’est le prix de vente – malheureusement.

Dans cette situation, quel choix reste-t-il aux sociétés de traduction ? Il leur faut inventer un mode de production qui leur soit propre, et qui leur permette de réduire leur coût de production, de façon à offrir un meilleur prix que leurs concurrents sans sacrifier ni la marge réalisée (dont elles vivent à court terme) ni la qualité livrée (dont elles vivent à long terme). Et comme les pistes de réflexion ne sont pas si nombreuses, toutes les agences, et avec elles les éditeurs d’outils spécialisés, cherchent dans les mêmes directions. Faire plus (de mots) avec moins (de temps) pour réduire soit les coûts intermédiaires (l’overhead, le coût de gestion et d’administration) soit les coûts de production (la traduction / révision elle-même), soit les deux. Tout le monde est impliqué dans une recherche de ce type: Lionbridge, Wordfast, SDL, Translated.net, ART International, ]Project Open[, PROMT, LanguageWire, Anyword, et tous les autres, les petits, les grands ou les moyens.

L’agence de traduction qui parvient à construire la bonne combinaison entre le volume, la productivité, le prix, les coûts et la qualité perçue détient une sorte de formule magique qui vaut bien la formule chimique de Coca Cola. Elle obtient un niveau de rentabilité et de croissance qui lui garantit une position stratégique d’autant plus enviable qu’elle reste secrète. Et c’est le fruit d’une grande innovation… au sujet de laquelle il n’est pas question de communiquer ! Voilà sans doute pourquoi Common Sense Advisory obtient si peu de réponses à son enquête.

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nov 3

Corinne McKay et Eve Bodeux lancent et animent un Podcast sur la traduction intitulé « Speaking of Translation ». Quand on connaît la qualité du blog de Corinne (Thoughts on Translation, déjà cité plusieurs fois), on ne s’interroge pas sur ce que deviendra ce Podcast, forcément de très haut niveau. N’hésitez pas à aller y faire un tour et à l’écouter ! Quant à moi, je me suis déjà inscrit à leur fil RSS, et je m’en ferai l’écho régulièrement.

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