Des conséquences de confondre traduction et automatisation

Quand on ne connaît pas la langue de destination du texte à publier (ou lorsqu’on ne mène aucune vérification), on court le risque d’assumer des erreurs parfois sérieuses. C’est ce que les Gallois parlant gallois ont pu constater en lisant le panneau routier ci-dessus. En anglais, pas de problème. Mais en gallois, l’inscription signifie : « Je ne suis pas au bureau pour le moment. Prière d’envoyer tout ouvrage qui doit être traduit. » Autrement dit, c’est le message d’absence du bureau du traducteur qui a été utilisé pour ce panneau, au lieu du texte qu’il aurait renvoyé, s’il avait été présent. On apprend cette anecdote grâce au billet de Mali Ilse Paquin, qui le reprend elle-même d’un article plus complet publié par BBC News.

Evidemment, c’est pitoyable. Mais j’y vois une autre raison de s’inquiéter. Si l’on a pu confondre le message d’absence du bureau émis automatiquement par la messagerie électronique d’un traducteur avec le texte que ce traducteur aurait dû renvoyer, cela signifie que la personne chargée de récupérer le texte traduit a trouvé normal de recevoir une réponse quelques secondes après avoir fait sa demande, comme si le traducteur était en fait… une machine ! Il y a là un vrai problème de compréhension de notre métier par ses utilisateurs, non ?