La traduction, un métier d’espions ? C’est ce que semble indiquer cet article du Figaro, qui traite des difficultés de recrutement dans le monde de l’ombre. Très bien écrit et visiblement documenté, le papier est passionnant. On y parle de traducteurs, bien sûr, mais pas seulement, et l’on comprend vite pourquoi il est si difficile de recruter les bonnes personnes, et de les conserver ensuite.
Cela dit, si la carrière vous intéresse, songez à lire Un homme très recherché, le dernier John Le Carré avant de vous lancer. Toujours aussi désenchanté, l’auteur (dont l’ouvrage précédent traitait précisément de traduction et d’espionnage) nous présente des services secrets européens complètement inféodés aux Etats-Unis, et incapables de protéger leurs sources. Il montre aussi que la dérive vers l’informatisation du renseignement n’affecte pas que les « cousins » du Nouveau Monde, mais aussi les services allemands, au mépris de l’exploitation habile de contacts bien humains qui font des informateurs bien plus précieux, mais lents à recruter et à former. Ce que confirme un peu le Figaro en fait.

On ne sait toujours pas si 

