oct 31

Allez télécharger ici l’outil d’interrogation du Grand dictionnaire terminologique. Un clic après avoir choisi la direction de traduction (EN-FR ou FR-EN), la barre d’outils de votre navigateur Internet affichera une nouvelle zone de recherche.

Tapez un mot et, hop, vous avez sa traduction et sa définition !

Attention toutefois: il s’agit du français en usage au Québec, qui n’est pas toujours strictement identique au français de France.

icon1 Par: Guillaume | icon2 Outils de traduction
icon4 31 oct 2008| icon31 Commentaire »
oct 29

Microsoft Live Translator traduit du texte Microsoft

Le blog de l’équipe de développement de Microsoft Live Translator présente une nouvelle fonctionnalité, qui permet de visualiser côte à côte le texte source et le texte cible. Ca donne le résultat que l’on peut apercevoir dans l’illustration ci-dessus. Rien de bien révolutionnaire, puisque la même chose existe dans Word, mais c’est vrai que c’est bien pratique… Sauf qu’il y a de quoi être atterré, à première vue, par la traduction proposée ! Comme le sujet initial du texte concerne des outils Microsoft, on serait pourtant en droit de s’attendre à ce que le dictionnaire interne ait été correctement renseigné, et améliore le rendu.

Voyons un peu ça dans le détail. la première phrase du paragraphe « Understand your code Better » (que je traduirais intuitivement par « Mieux comprendre votre code ») est rédigée de la façon suivante : « Understand what Visual Studio Team System’s Code Metrics is measuring and how, so that you can use it to gain insight into your apps’ overall complexity and spot potential problem areas. » Ce qui signifie : « Comprendre ce que la fonction Code Metrics de Microsoft Visual Studio Team System mesure et comment, pour obtenir un meilleur aperçu de la complexité générale de votre application et cerner les zones de problèmes potentiels. » Voilà comment l’outil de Microsoft le traduit : « Comprendre ce qui est mesure métriques de code de Visual Studio Team System et comment, afin que vous pouvez l’utiliser pour obtenir l’aperçu des vos applications globale de complexité et spot problématiques potentiels. » Autant je trouve les logiciels de traduction automatique utiles pour obtenir un brouillon à remanier, autant, là, je ne saurais pas par où commencer ma révision !

Par curiosité, je copie-colle le texte source dans Google Translate pour voir ce qu’il propose. Et j’obtiens « Comprendre ce que Visual Studio Team System Code de la métrologie est la mesure et de quelle façon, de sorte que vous pouvez l’utiliser pour mieux comprendre vos applications globale de la complexité et place les domaines de problèmes potentiels. » Oubliez la première partie de la phrase, et examinez bien la seconde : c’est presque ça (et c’est à peu près correctement conjugué).

Enfin, je lance PROMT 8. Avant de lancer la traduction, je réserve (c’est-à-dire que je définis comme à ne pas traduire) les expressions Visual Studio Team System et Code Metrics. Et j’obtiens : « Comprenez ce que le Code Metrics DE Visual Studio Team System mesure et comment, pour que vous puissiez l’utiliser pour arriver à mieux connaître la complexité totale de vos app et apercevoir des régions de problème potentielles. » Honnêtement, c’est pas mal, non ?

Pourtant ce n’est pas encore ça. Pourquoi ? Vous êtes vous penché sur le texte américain ? Il utilise une abréviation (« app » pour « application ») en provenance du jargon des développeurs (il y a peu de chance que vous trouviez « app » dans un dictionnaire anglais). Remplaçons-le par « application ». Et introduisons la relative « and spot potential problem areas » par une virgule et un « to » pour obtenir « , and to spot potential problem areas ». Ce cette façon, la phrase américaine à traduire devient « Understand what Visual Studio Team System’s Code Metrics is measuring and how, so that you can use it to gain insight into your application overall complexity, and to spot potential problem areas. »

Google répond : « Comprendre ce que Visual Studio Team System Code de la métrologie est la mesure et de quelle façon, de sorte que vous pouvez l’utiliser pour avoir un aperçu global de votre application complexité, et de repérer les domaines de problèmes potentiels. » La première partie de la phrase est toujours aussi nulle, mais on sait que ça vient du dictionnaire (Code Metrics n’y figure visiblement pas, du coup le moteur ne sait pas comment l’analyser). Quant à la seconde partie, elle est presque parfaite, non ?

PROMT donne: « Comprenez ce que le Code Metrics DE Visual Studio Team System mesure et comment, pour que vous puissiez l’utiliser pour arriver à mieux connaître votre complexité totale d’application et apercevoir des régions de problème potentielles. » Là encore, c’est exploitable: une rapide révision et on y est.

Et Live Translator ? Voilà son résultat : « Comprendre ce qui est mesure métriques de code de Visual Studio Team System et comment, afin que vous pouvez utiliser pour obtenir l’aperçu de votre application globale de complexité et de la tache problématiques potentiels. » Franchement, c’est pas gagné…

J’en tire trois enseignements:

  1. L’outil de traduction automatique repose toujours sur un dictionnaire, qu’il faut être en mesure de mettre à jour, sans quoi on trouble le moteur d’analyse syntaxique, qui devient dès lors incapable de fournir une structure correcte au moteur de traduction, lequel ne peut donc pas fournir un résultat exploitable. Autrement dit: les moteurs en libre service sur le Web ne peuvent pas fournir de résultat intéressant.
  2. La traduction automatique nécessite de comprendre suffisamment bien la langue source pour pouvoir modifier la phrase d’origine avant de la traduire (si c’est mal écrit, ce sera mal traduit) ;
  3. La traduction automatique nécessite que l’utilisateur comprenne suffisamment bien la langue de destination pour pouvoir apprécier la qualité de la phrase renvoyée et décider des corrections à apporter ;

En bref, la traduction automatique est un outil de productivité destiné aux traducteurs professionnels, ce n’est pas un outil de compréhension pour les non-traducteurs. CQFD.

PS: Voir aussi, <a href= »http://www.cantus.ca/2009/04/translate-net-logiciel-de-traduction.html »>sur le même sujet, ou presque.</a>

oct 27

L’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle organise l’année prochaine (les 30 et 31 octobre 2009) un colloque intitulé Le Tour du Monde d’Astérix – Lectures, Traductions, Interprétations à l’occasion du cinquantenaire de la naissance d’Astérix dans le numéro 1 du journal Pilote. Universitaires et traducteurs se réuniront à l’Institut du Monde Anglophone (5 rue de l’École de Médecine, 75006 Paris) pour redécouvrir l’univers d’Astérix, analyser les mécanismes qui ont assuré le succès international de la série, et réfléchir sur les liens entre bande dessinée, dessins animés, films et autres moyens de diffusion de l’oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo. Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 31 janvier 2009 à l’adresse colloque.asterix2009@yahoo.fr. La composition du comité scientifique, les noms des responsables et diverses informations complémentaires sont publiées à l’adresse http://www.fabula.org/actualites/article26197.php.

oct 24

Traduction technique financière pour tous de la crise mondialeLoin d’une traduction technique, Adelita Genoud nous propose dans ce billet de La Tribune de Genève, une vulgarisation des termes financiers auxquels nous sommes soumis à longueur de journée en ce moment. Son Lexique pour ceux qui pataugent dans la crise est à la fois utile, clair et exact. N’hésitez pas à vous y reporter si vous avez des doutes sur votre compréhension du credit crunch, des subprimes, de la titrisation et autres délices virtuels aux conséquences bien réelles sur notre porte-monnaie.

icon1 Par: Guillaume | icon2 Langue, Revue de presse
icon4 24 oct 2008| icon31 Commentaire »
oct 22

Excellent billet au sujet du marché de la traduction littéraire, paru dans BiblioObs (Le Nouvel Observateur) à l’occasion de la foire de Francfort. Jacques Drillon y explique très bien comment joue l’influence d’une langue sur les autres, et l’on ne s’étonnera pas d’apprendre que si les Etats-Unis fournissent une grande part des ouvrages traduits en français, l’inverse n’est pas vrai.

Mais les parts de marché des différentes langues source et langues cibles changent, parfois brutalement, avec l’actualité et les best-sellers. L’article met aussi en avant le travail de Gisèle Sapiro, qui a publié aux Editions du CNRS un ouvrage sur le marché de la traduction littéraire intitulé Translatio. Le marché de la traduction en France à l’heure de la mondialisation (CNRS, 428 p., 35 euros).

oct 21

Je parlais il y a quelques mois de l’initiative TAUS, qui crée un marché des mémoires de traduction, et j’appelais de mes voeux un système comparable, mais en Open source, et intégrant les traducteurs au système. Il me semblait que les mieux placés pour se lancer dans un développement de cette nature étaient Franck Bergman (de ]Project Open[) et Yves Champollion (Wordfast), dont l’immense communauté de traducteurs serait un formidable atout.

Je ne savais pas alors qu’un système proche existait déjà chez Wordfast. Il s’agit du projet VLTM (Very Large Translation Memory). Les traducteurs qui travaillent avec Wordfast peuvent exploiter les unités de traduction enregistrées dans une immense TM publique gratuite, qui s’ajoutent ainsi aux unités de traduction déjà enregistrées dans leur(s) propre(s) mémoire(s). Les traductions réalisées ne sont pas enregistrées dans cette TM publique, qui agit uniquement en lecture. Si un segment existe à la fois dans la TM privée du traducteur et dans la TM publique, c’est la traduction du segment privé qui est renvoyé par Wordfast.

Bien entendu, s’ils le souhaitent, les traducteurs peuvent aussi apporter leur contribution en donnant (gratuitement) une ou plusieurs TM qui leur appartiennent pour qu’elles soient ajoutées à la VLTM.

En outre, l’existence d’un serveur de TM sur le site de traduction de Wordfast permet aux traducteurs de travailler en équipe et de partager une TM entre les membres de l’équipe sans que le contenu ne soit visible par les autres équipes. Ces TM d’équipes, privées, peuvent elles aussi utiliser les unités de traduction stockées dans la TM publique. Autrement dit, des traducteurs éloignés, qui travaillent à domicile, peuvent partager leurs unités de traduction en ligne et bénéficier chacun du travail des autres membres de l’équipe projet, et en même temps des travaux d’autres traducteurs, et le tout gratuitement !

Les traducteurs indépendants ont ainsi accès à l’équivalent de Logoport même si Lionbridge ne compte pas parmi leurs clients. Espérons qu’ils utilisent ce système en masse !

oct 20

En dehors de résultats trimestriels qui défient la morosité ambiante (avec 23% de résultat après impôts !), Google a récemment annoncé un nouveau gadget de traduction, qui peut se télécharger ici.

Le composant, une simple liste déroulante, s’ajoute aisément à n’importe quel site Web et traduit automatiquement le contenu de la page courante dans la langue choisie. Bien entendu, les traductions proviennent de l’outil Google Translate. C’est de la traduction de site Web instantanée !

Les langues disponibles** sont, pour le moment, les suivantes :

  • Traduction allemand
  • Traduction anglais
  • Traduction arabe
  • Traduction bulgare
  • Traduction catalan
  • Traduction chinois
  • Traduction coréen
  • Traduction croate
  • Traduction danois
  • Traduction espagnol
  • Traduction finois
  • Traduction français
  • Traduction grec
  • Traduction hébreu
  • Traduction hindi
  • Traduction indonésien
  • Traduction italien
  • Traduction japonais
  • Traduction letton
  • Traduction lituanien
  • Traduction néerlandais
  • Traduction norvégien
  • Traduction philippin
  • Traduction polonais
  • Traduction portugais
  • Traduction roumain
  • Traduction russe
  • Traduction serbe
  • Traduction slovaque
  • Traduction slovène
  • Traduction suédois
  • Traduction tchèque
  • Traduction ukrainien
  • Traduction vietnamien

D’ailleurs, c’est bien simple, si vous voulez savoir ce que ça donne, vous n’avez qu’à essayer ici :

Autant être honnête : il arrive qu’on soit surpris par la qualité du résultat. Heureusement, on reçoit aussi parfois de fort mauvaises traductions ! C’est d’ailleurs le plus grand défaut des outils de traduction automatique : nous habituer à lire des textes de mauvaise qualité, ce qui nous force à déchiffrer avec peine une signification qui devrait aller de soi, et finit par introduire de la confusion dans nos esprits*. Car si ce qui se conçoit bien s’énonce clairement (Boileau), l’inverse est également vrai.

*J’ai récemment installé @Promt, qui comporte un dispositif de sauvegarde des données utilisateurs. Si l’on installe le produit en français, ce module est appelé « Copie de réserve de données et d’options ». Franchement, si je n’avais pas été en train de chercher le module « Backup », je n’aurais jamais cliqué là-dessus. Et le reste de l’interface utilisateur est à l’avenant…

**L’agence de traduction Anyword est en mesure de traduire des textes dans la plupart de ces langues, grâce aux traducteurs professionnels humains auxquels elle fait appel dans les pays correspondants.

icon1 Par: Guillaume | icon2 Outils de traduction
icon4 20 oct 2008| icon3Aucun commentaire »
oct 17

SDL annonce la sortie d’une nouvelle version de Trados, l’outil bien connu de Mémoire de traduction, qui détient environ 80% du marché en France, et sans doute autant ailleurs. Une nouvelle version de Trados est toujours un événement, même si on regrette parfois sa fréquence, étant donné le prix incroyablement élevé de ce logiciel. Cela dit, il faut reconnaître que Trados 2007 Translation Suite est livré avec de nouvelles fonctionnalités fort alléchantes : intégration de la traduction automatique réalisée par le moteur de SDL, traduction des fichiers d’interface utilisateur grâce au module Passolo intégré, et filtres de conversion pour tous les formats de fichiers, y compris ceux d’Office 2009 ! Si les promesses sont tenues, on tiendrait là un outil de TAO tout-en-un fort appréciable par les traducteurs comme par les agences. Un séminaire de présentation en ligne est annonce pour le 20 octobre : n’hésitez pas à vous y inscrire. De notre côté, nous ne manquerons pas de revenir sur cette actualité dès que nous en saurons un peu plus.

oct 16

L’iPhone peut désormais se voir équiper d’un logiciel de traduction en 22 langues pour la modique somme de 2,39 € (!) Aucune idée de la qualité du résultat, mais c’est sûrement très pratique.

oct 15

Marie Meriaud-Brischoux, la directrice de l’ISIT (l’Institut Supérieur d’Interprétariat et de Traduction, aussi appelé « La Catho »), l’une des meilleures formations françaises aux métiers de la traduction, souhaite « positionner cette école comme une grande école, et la faire connaître des entreprises autrement que sous l’étiquette d’école d’interprète », d’après un billet du site Educpros rédigé par Sophie de Tarlé.

Il s’agit en fait de positionner l’ISIT comme une école de management interculturel tout en augmentant la taille des promotions, qui devraient bientôt passer à près de 150 éleèves, contre 100 aujourd’hui. Pour y parvenir, la directice compte augmenter la part des cours consacrés à d’autres matières que les langues (marketing, management, négociation, économie et géopolitique), mettre l’accent sur les spécialisation en droit et en management interculturel, et augmenter la durée des stages en entreprise.

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