juil 17

De quoi traite ce blog ? Il est temps de se poser la question… En fait, j’ai commencé à tenir ce journal sans idée précise mais, peu à peu, j’ai souhaité en faire une sorte d’observatoire, modeste et incomplet, du monde de la traduction. Voilà pourquoi vous y trouvez des revues de presse, des billets concernant le marché de la traduction, des articles recensant des site de traduction récents, des sujets sur les langues de traduction, ou encore l’annonce d’outils de traduction et, bien sûr, des sujets concernant les traducteurs eux-mêmes. Et, finalement, assez peu d’informations sur l’agence de traduction Anyword ! Comme il est un peu frustrant de s’intéresser à ce que font les autres sans jamais parler de soi, j’ai ouvert un autre blog qui traite de l’actualité de l’entreprise de traduction Anyword. C’est là que vous apprendrez, par exemple, l’ouverture de notre filiale anglaise, et, au fur et à mesure, plein d’autres nouvelles tout aussi décoiffantes.

A bientôt !

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Non classé
icon4 17 juil 2008| icon3Aucun commentaire »
juil 14

Lire un billet très intéressant publié par Global Watch Tower au sujet de la neutralité des interprètes. Supposés être neutres tout comme les juges sont supposés être impartiaux, les interprètes n’en sont pas moins des êtres humains, avec ce que cela comporte de sentiments et d’opinion. Pourtant, ils sont souvent confrontés à des situations difficiles, où ils sont supposés ne pas intervenir autrement qu’en traduisant exactement ce qu’on leur demande de traduire, sans …l’interpréter. C’est, bien sûr, d’autant plus périlleux que la situation est tendue. Que pensait, et que disait, l’unique interprète américain-arabe employé par les Marines en Irak (lire le compte-rendu de Generation Kill, la nouvelle série de HBO) ? Que pensait, et que disait, l’interprète de la cour fédérale des Etats-Unis lors de sa mission liée à l’immigration illégale ? Il l’a écrit dans un essai salué par cet article du New-York Times. C’était aussi le sujet, romancé cette fois-ci, abordé par John Le Carré dans Le Chant de la Mission, dont on parlait dans le blog d’Anyword il y a quelques mois.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Revue de presse, Traducteurs
icon4 14 juil 2008| icon3Aucun commentaire »
juil 12

L'écran d'accueil du service de traduction LingtasticVoilà quelques mois, j’avais été alerté au sujet de l’article de TechCrunch annonçant un nouveau service de traduction en ligne. Les nombreux commentaires véhéments d’un côté, le look chargé du site (voir capture ci-jointe) de l’autre m’avaient rapidement convaincu de l’inanité du projet. Malgré tout, il continuait de me tracasser. Du coup, je suis revenu sur le site, et j’ai lu les FAQ pour les traducteurs et les FAQ pour les clients. Le fonctionnement global du système y est très bien décrit. Au final, mon impression est mitigée.

Voilà quelqu’un (qui ne connaît rien à la traduction) qui décide un jour que le modèle classique des agences de traduction et d’interprétation n’est pas intéressant pour les clients, parce qu’il les oblige à payer des frais d’intermédiation extrêmement élevés, alors que le marché est immense, du fait de la mondialisation. Il en déduit que de nombreux clients sont éliminés du marché parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer le prix demandé pour des besoins simples et courts (conversations de quelques minutes au téléphone, traduction de SMS ou d’e-mail). Or, sans doute pourraient-ils payer le prix que les agences rémunèrent les traducteurs (le prix plus 20%, en fait). Et les projets de traduction commandés ne nécessitent peut-être pas tous de faire appel à un traducteur professionnel ; dans certains cas, il suffirait d’employer quelqu’un avec une bonne connaissance d’une langue étrangère.

Ajoutez ce qu’il faut de technologie pour automatiser les échanges et un process spécifique de validation des candidatures de traducteurs, et vous avez, à vrai dire, un service assez tentant, dans lequel on vous échange un paiement d’avance (le client doit alimenter un compte Paypal, qu’il débite ensuite au coup par coup) contre des prix bas et un niveau de qualité prédéfini par le client lui-même. Honnêtement, en tant que client, je serais sans doute intéressé. Car, en fin de compte, la question que pose ce service c’est : à quoi servent les agences de traduction comme Anyword ? Ne sont-elles que des courtiers ? Quel service apportent-elles à leurs clients ? Doivent-elles se réinventer ? Moi qui en ai créé plusieurs, je serais intéressé de recevoir quelques réponses…

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juil 10

On en avait parlé ici-même, au sujet des Cht’is : quand un succès, même cinématographique, est local, il est difficile de le « multi-localiser ». L’article du Point cité en mars dernier se situait avant le travail de doublage du film « Bienvenue chez les Ch’tis » en différentes langues d’Europe. Un nouveau papier, du Nouvelliste traite la question après doublage et post-production : et le retour est cruel. Il est bien difficile de rendre la différence culturelle Nord-Sud si française, qu’illustrent les différences de vocabulaire et d’accent, dans une Suisse pluri-culturelle, qui ne cultive pas le complexe de supériorité lié à la centralisation, puisque, au contraire, le fédéralisme et la participation y sont la règle. Résultat, comparé à l’allemand, le suisse allemand ne souffre pas d’une connotation défavorable, contrairement au ch’timi par rapport au français. Ajoutez à cela la difficulté purement linguistique, et vous obtenez une version locale… décevante, d’après l’article en question.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Actualité de la traduction
icon4 10 juil 2008| icon3Aucun commentaire »
juil 8

Pour alimenter ce blog, qui se veut une sorte de revue de presse permanente sur tout ce qui concerne la traduction et les traducteurs, je surveille plusieurs fils d’informations RSS et je reçois des alertes Google et Yahoo sur différents mots-clefs dont, bien sûr, « Traducteur ». Et, bien sûr, je survole rapidement tout ce qui n’inspirera aucun billet. En gros, j’élimine d’office tout ce qui ne concerne pas directement le monde « restreint » de la traduction. Et, d’élimination en élimination, j’ai identifié une tendance sinistre: on parle presque plus des traducteurs dans le cadre de conflits que dans le cadre d’oeuvres littéraires. Que ce soit au sujet de Gantanamo, de la Guerre en Irak, d’exilés qui ne peuvent communiquer, de la Seconde Guerre Mondiale, de prise d’otage en Somalie, et même de simulation de situations de crise terroriste, le métier de « traducteur » tel qu’il est vu par les journalistes (qui le confondent presque systématiquement avec celui d’interprète) est souvent associé au côté le plus sinistre de l’actualité. Peut-être faudra-t-il un jour créer une association du type de Reporters sans frontières dédiée aux traducteurs et interprètes. Espérons que ce ne sera pas la peine.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Revue de presse
icon4 8 juil 2008| icon3Aucun commentaire »
juil 6

Ecran d'accueil du service MeGlobeLe service MeGlobe, récemment annoncé par ce communiqué publié par Thot est une sorte de mélange hardi de technologies* : Chat, Wiki, traduction collaborative, traduction automatique (en 15 langues !), et traduction humaine. L’idée maîtresse consiste à dire que la traduction humaine est de meilleure qualité que la traduction automatique, mais que la traduction automatique est bien pratique malgré tout.

Donc, quand vous publiez un message sur le Chat de MeGlobe en discutant avec quelqu’un ne maîtrisant pas votre langue, ce message est traduit par un moteur avant de s’afficher sur l’écran de votre correspondant. Mais votre correspondant (ou tout autre membre de la communauté) peut corriger la traduction automatique de votre texte et ainsi verser sa contribution à l’amélioration permanente du moteur. Ce que j’en comprends, c’est que chaque phrase à traduire est d’abord recherchée dans une mémoire de traduction, puis, si elle ne s’y trouve pas, traduite par le moteur. Mais il est possible que je me trompe car, pour le moment, je n’ai pas encore réussi à m’inscrire au service du fait d’un bug lié à l’image CAPTCHA que je n’ai pas pu signaler à l’équipe, n’étant pas enregistré…

Cela étant, la grande question est : à quoi (à qui) sert l’amélioration permanente de la traduction du moteur utilisé par MeGlobe ? Et aussi : des personnes qui ont besoin d’un traducteur automatique pour s’exprimer dans une langue étrangère sont-elles compétentes pour corriger les traductions du moteur qu’elles utilisent ? Je sais que je triche un peu avec les notions de langue source / langue cible, mais quand même: si je ne sais pas écrire un billet simple en anglais, quelle sera la pertinence de ma correction d’un texte anglais simple traduit en français, ma langue maternelle ? Et qui va juger de cette pertinence ?

En bref, je trouve inteligente l’idée d’amélioration d’un moteur de traduction par une mémoire de traduction reposant sur les traductions « humaines » des mêmes phrases . Mais je suis très dubitatif sur la validité de ces améliorations si elles sont apportées par des non-professionnels**. Et, non, contrairement à ce qu’on pourrait croire à première vue, ce n’est pas du corporatisme. En tous les cas, une chose est sûre, la traduction est un domaine qui inspire la créativité, et les outils sont de plus en plus passionnants.

*ma traduction perso de mashup
**Consultez nos critères de sélection des traducteurs professionnels à qui nous faisons appel pour traduire les documents que les entreprises nous confient, et vous comprendrez ce que j’appelle un « professionnel ».

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juil 4

Sur le Blog Another Word, un billet intéressant fait le point sur les principaux outils évolués de rechercher / remplacer, qui sont une aide pour la traduction de textes longs comportant des expressions récurrentes nombreuses.

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juil 2

Traducteurs débutants, cliquez vite et lisez en détail l’excellent article de Corinne McKay sur le démarrage de votre activité d’indépendant ! Elle y explique que cela prend plus de temps qu’on ne le croit généralement, et elle donne des conseils à la fois pour « tenir » et, surtout, pour développer son activité. Ce post a suscité de nombreux commentaires, qui l’ont poussée à le compléter par un second billet sur le même sujet. Ces deux papiers sont des « must-read ».

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Traducteurs
icon4 2 juil 2008| icon31 Commentaire »
juil 1

Après s’être interrogé sur la naissance du marché des mémoires de traduction (quels seront les acheteurs, les vendeurs, comment s’organisera-t-il, quelles réticences sont à prévoir, et comment les dépasser), Global WatchTower signale dans un nouvel article l’initiative TAUS (Translation Automation User Society). Celle-ci consiste à mettre en place une place de marché réservée aux agences de traduction et à leurs clients, qui auraient accès à autant de mots qu’ils en fourniraient au système. En bref, une agence de traduction qui donnerait des Mémoires de traduction contenant 10 millions de mots (et leurs traductions) à TAUS pourrait en récupérer autant par la suite. Autrement dit, chaque agence pourrait réutiliser le travail des autres pour améliorer le taux de reconnaissance global de ses projets et, par conséquent, réduire ses coûts d’achat. Les auteurs s’interrogent, avec raison, sur la pertinence d’une offre de ce type (très coûteuse : l’abonnement annuel à ce service coûtre de 2 500 à 7 500 dollars) alors même que naissent de nombreux outils Open Source (donc, gratuits) destinés à faciliter les échanges de Mémoires de traduction. Pour ma part, je vois deux autres inconvénients : le premier (qui a sûrement été résolu) concerne la propriété industrielle des phrases sources des Mémoires qui, en toute logique, appartiennent aux clients et non aux agences ; le second concerne les auteurs : comment les traducteurs sont-ils rémunérés dans cette offre ? Quelque chose me dit qu’ils ne le sont pas, ce qui soulève d’autres questions de droits.

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icon1 Par: Guillaume | icon2 Marché de la traduction
icon4 1 juil 2008| icon31 Commentaire »

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