Tout un roman traduit en chinois par Google Translate ! (voir le billet d’Actualitte). C’est le risque calculé (?) que prend Christophe Sims pour se faire connaître en Chine. Le livre, La Tentation d’Oussama, est par ailleurs intégralement disponible en ligne dans sa version française. Et l’auteur publie régulièrement quelques pages supplémentaires de la traduction chinoise, réalisée par le moteur de traduction de Google. Difficile de dire, sans connaître le chinois soi-même, si les lecteurs ainsi gagnés lisent bien le roman d’origine ou… une autre histoire. Comme le dit le prière d’insérer, « Le lecteur atteindra le terme de cette quête au bout de la littérature, où chaque mot, chaque signe recèle en lui une béance imprévue, où la langue, à l’image de la complexité chaotique du monde, nous emmène aux marges de la folie; voyage dont on revient en fin de compte sans mal, à défaut d’en sortir indemne, dès lors que l’on accepte de s’y perdre. » Intertextualité, quand tu nous tiens…
On notera par ailleurs que le Chinois est une des deux ou trois langues dans lesquelles Google teste son nouveau système de traduction automatique : peut-être le roman a-t-il été traduit avec la nouvelle version ?
Les touristes qui affluent en masse en Chine cette année à l’occasion Jeux Olympiques de Beijing sont plus dépaysés encore qu’ils ne s’y attendaient. La cause de ce dépaysement ? Ni les traditions chinoises, ni le modernisme incroyable (et hautement pollué) de la ville, ni même les effets du régime totalitaire… Non, le problème c’est… l’anglais ! Pas la langue de Shakespeare, non. Mais cette langue anglaise que tout le monde croit connaître et avec laquelle chacun se débrouille à l’étranger, dont les usages les plus courants ont fini par constituer une sorte d’anglais « international », ou anglais « d’aéroport ». Eh bien, cet-anglais là représente pour la plupart d’entre nous une base, un point d’appui.

